Samedi 25 février : Puerto Williams

Hier 22h00 : Le yacht club de Puerto williams est un ancien bateau militaire allemand datant de 1925, échoué et transformé en petit bar bien sympathique et mythique, puisque Puerto Williams est un arrêt obligatoire pour ceux qui passent le Cap Horn et rentrent dans les eaux chiliennes. L’ambiance est feutrée, autour du poêle. Nous sommes heureux de discuter avec les quelques marins présents dans ce port du bout du monde. Heureux aussi d’être arrivés à bon port, sans trop de casse avec un équipage en pleine forme. Contents d’avoir réalisé notre but, d’avoir pu atteindre et débarquer à Pierre Ier et d’être allés si loin dans la baie Marguerite malgré la glace particulièrement dense cette année. C’est une soirée agréable et détendue qui fait du bien à tout le monde.

 

9h00 : Formalités douanières. Les douaniers sont nettement plus sympathiques que dans les pays anglo-saxons. Ils sont une quinzaine y vont tous de leur requête mais avec le sourire. Le village est agréable. C’est un village de garnison qui abrite environ 2300 âmes. Les maisons à la chilienne sont en tôle colorées, quelques petits bazars où l’on trouve de tout font la joie des enfants. De superbes chevaux sauvages se baladent en toute liberté, sur les sommets des plaques de neiges éternelles viennent contraster avec ce paysage verdoyant de fin d’été. Puerto Williams a ce charme indéfinissable des petits patelins du bout du monde, cette saveur exotique, un rien nostalgique, rare et inspirante. Nous retrouvons Claudine et Alain Caradec sur Kotic. Philou leur fait visiter Fleur Australe, nous trinquons aux nouveaux cap-horniers. Nous faisons aussi la connaissance de Manu sur Chimère. Ce jeune marin de 24 ans est parti en Aout de Perros-Guirec sur un Super Challenger de 9 mètres. Nous lui souhaitons bon vent pour la suite de son parcours.

19h00 : Nous levons l’ancre direction Ushuaia. Le soleil inonde la fleur et donne au village un air fantomatique. Fleur Australe devra souffrir encore un peu en attendant  la prochaine escale où nous pourrons l’échouer et changer l’hélice. Nous en avons heureusement une à bord.