28 Avril, Barcelone

Nous quittons Formentera de nuit, la Lune est pleine, elle inonde le ciel étoilé. Brève escale à Ibiza, le temps de saluer un ami et nous filons toutes voiles dehors vers Barcelone. L’arrivée est belle, le ciel d’un bleu radieux. L’équipage de la Belle Poule, le bateau école de la marine nationale, une belle goélette, nous salue, le pont s’ouvre et nous accostons au quai de la marina Réal Nautico, à deux pas des Ramblas. Le soir j’emmène Philou boire un verre d’absinthe dans le bar d’Hemingway, on est plongé dans un autre monde, le temps semble suspendu, les murs sont en lambeaux et les étagères ont plié sous le poids des bouteilles qui n’ont plus d’âge.

Le lendemain nous partons à l’assaut de la ville, un petit tour à la Sagrada Familia et surtout une visite du Camp Nou que nous avions promis à Loup. Il est aux anges, le plus grand stade de foot au monde, devant ses yeux émerveillés, un maillot de Iniesta en poche, une écharpe aux couleurs du Barça et le tour est joué.

Il nous faut déjà repartir car le vent a forci et cette nuit nous aurons plus de 40 nœuds dans le nez. Le mistral et la Tramontane risquent d’atteindre les 50 nœuds dans le Golfe du Lion. Impossible d’attendre que ça se calme car nous sommes attendus le 2 mai à Marseille. Demain matin nous prendrons quand même le risque de nous arrêter à Cadaques, la ville de Dali ne peut rester dans notre sillage. Nous sommes un peu tristes de quitter Barcelone si vite, ainsi va la vie du marin, seule la météo décide de notre sort. Au loin les lumières de la ville n’en finissent plus de scintiller. Je regarde la mer, elle est noire comme le ciel. Je suis de quart et mes yeux sont mouillés.

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Arrivée dans le port de Barcelone

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Stade de foot Camp Nou, Loup est heureux

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Au marché de la Boquéria

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Sur les Ramblas

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Le port de Barcelone

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Marion, en danseuse de Flamenco