30 mai, Capri

J'aime retrouver la mer, la pleine mer, le large, loin de tout, loin des embouteillages, loin des groupes de touristes qui suivent un guide qui lève au ciel un bâton, comme un berger qui ne saurait perde ses ouailles.

Pompéi et Capri, c'est fini… comme dans la chanson. Ce n'est pas pour nous, trop habitués aux grands espaces, aux contrées sauvages. Pompéi est un lieu unique, chargé d'histoire, et si nous l'avons effleuré, nous sommes contents de l'avoir montré à nos enfants. Ils sauront et retiendront le principal. Capri, croule sous le poids du succès. Les ferries déversent chaque jour des cortèges de touristes qui se précipitent dans le funiculaire pour accéder à la ville haute. Ils ont bien raison car le lieu est magique. Une île surgit de la mer avec ses falaises qui se jettent furieusement dans les abysses. Pas de plage, seulement quelques rochers où l'on peut étendre sa serviette et plonger dans l'eau bleue cristalline qui baigne l'île. On vient pour admirer le paysage, la beauté des maisons et des petites rues où l'on est emporté par la couleur et les effluves délicieuses de fleurs, le jasmin, l’orange et le citron. La douce mélodie des oiseaux et le ciel d’azur. Pas d’embouteillage, pas de voiture, pas de scooter, c'est calme et les vues sur la mer sont splendides.

Seulement nous avons choisi un dimanche midi pour débarquer dans ce temple du chic. Mauvais bord, car il a fallu se frayer un chemin dans la foule grouillante qui a envahi l'île. Centre-ville : réplique de la rue du Faubourg Saint Honoré… avec ses boutiques de prêt à porter et de haute couture. C'est beau, c'est propre et l’élégante italienne côtoie le touriste japonais qui, dans son voyage, coche Capri dans la liste des sites incontournables.

Une fois passé son chemin, on s’engage dans les ruelles plus éloignées du centre et l’on comprend alors le charme de Capri. Ses maisons accrochées aux falaises avec des massifs de bougainvilliers qui se déversent dans le vide. La montagne qui auréole et domine ce décor de cinéma. La roche est sculptée de grottes et de crevasses. Les escaliers aux mille marches serpentent et donnent accès à la mer. En bas, sur le port, une flotte de petits bateaux promène d'autres vacanciers qui admirent la montagne et ses maisons cachées dans la végétation luxuriante. Ils visitent la célèbre Blue Grotto, passent sous l'arche de l'îlot Faraglioni.

Nous levons l'ancre, cap sur le phare de la Méditerranée, le Stromboli, et son volcan actif. La mer est calme, le vent léger du sud-ouest. Un petit groupe de dauphins vient nous accompagner, le temps que l'île disparaisse dans notre sillage et que nous recouvrions le calme du large et la beauté d’un ciel étoilé.

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