2017-04-017 - Le désert d’Oman

Quelques jours dans le désert. Walid de Magic Arabia nous a dressé un camp dans les Sugar Dunes à quelques centaines de kilomètres de Duqm. Le sable aussi blanc que fin nous enveloppe de sa douceur éternelle. Le temps semble suspendu. Les dunes s’étendent à perte de vue sous le Soleil déjà haut, l’air brûlant nous ensorcelle et fait vibrer l’image lointaine des montagnes qui ferment l’horizon.

Nous sommes dans le royaume du néant, d’où monte, aux approches du couchant, une marée mauve, rose et or. Plus habitués à chevaucher la mer c’est une houle de sable qui nous submerge. Au creux de ces vagues sans mouvement dont les formes semblent prêter au vent qui les a façonnées, un génie de diversité jamais à cours d’inspiration dans sa poursuite des formes, je guette des galions engloutis et des mats sortant du sable, tant ce néant poudreux évoque les fureurs marines.

Lorsque la nuit se fait, Loup passe de longues heures à observer le ciel qui a revêtu son manteau d’étoiles et nous illumine jusqu’à l’aube. La Grande Ours et son étoile polaire, Arcturus, Orion, Aldébaran, la chevelure de Bérénice, Castor et Polux… La voûte céleste n’a plus de secret pour mon petit garçon devenu grand. Demain Fleur Australe viendra mouiller au pied des dunes et nous voguerons vers l’île de Masirah, les yeux encore embués de ce sable si fin qu’il ne nous quittera plus désormais.

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