7 mars, Ceylan

Nous laissons Fleur Australe pour quelques jours à Galle, le temps d’aller respirer l’air pur de la montagne. Nous prenons le train à Colombo et traversons la pampa Sri-lankaise. Le paysage est magnifique, un océan de vert à perte de vue. Nous faisons un premier arrêt à Kandy, c’est le royaume du thé de Ceylan. Un cortège de ravissantes jeunes filles vêtues de blancs sortent du collège en riant. Nous prenons un tuk tuk pour grimper jusqu’à Norwood, Tea Trail, où nous passerons la nuit.

2018 03 07 fa 05Dans les champs de thé, les femmes s’activent. Il pleut des trombes d’eau. « C’est ainsi chaque après-midi, m’explique le chauffeur ». Le chemin est sinueux, il serpente à flanc de montagne, avant de redescendre sur un lac majestueux. Les arbres rivalisent de grandeur et de puissance. Quelques temples et de nombreuses statues de Buddha jalonnent la route. La lumière est inquiétante, elle s’immisce entre les branches et tente de percer le mystère de ces troncs séculaires. Le ciel est d’un gris intense, parsemé de gros cumulus couleur ébène. Le vent se lève et soudain tout frémit, les feuilles frissonnent et les hibiscus dorés ploient sous la caresse. Le soleil ouvre une brèche, il transparait derrière l’obscurité et absorbe toute trace de noirceur en l’imbibant d’un voile flavescent. Le monde s’illumine et les buissons de thé retrouvent leur éclat.

A notre arrivée on nous fait visiter une usine où l’on fabrique un des meilleurs thés de la région. Les filles ont le droit à une séance de dégustation qui les amuse beaucoup. Rien ne nous échappe désormais du processus de fabrication du thé, depuis la récolte jusqu'à la tasse.

Nous reprenons la route après une bonne nuit de sommeil réparateur, en direction du parc Nationale de Uda Walawe, dans l’espoir d’apercevoir des éléphants sauvages, il y en a environ 230. Ils vivent en liberté dans ce parc qui tire son nom du grand réservoir d’Uda Walawe construit dans les années 60 sur la rivière Walawe. Ce plan d’eau joue toujours un rôle essentiel dans le parc car les éléphants et bien d’autres animaux viennent s’y abreuver. Si le territoire a été dédié au parc dès 1971, c’est à la fin de la décennie que les villageois l’ont quitté pour être relogés ailleurs, ce qui a permis de réduire le braconnage et l’abattage de bois, bien que ces problèmes restent endémiques.

Nous campons près du parc afin de partir avant l’aube. Le soleil se lève sur les champs de canne à sucre et nous ne tardons pas à croiser notre premier éléphant. Une grande émotion s’empare de nous lorsque nous voyons surgir de la jungle, deux bébés et leur maman. La journée se passe à explorer cette réserve d’environ 100 km, à admirer les buffles, les biches, les chacals, les crocodiles ainsi qu’une multitude d’oiseaux. De retour au camp, des images plein les yeux, c’est sous l’œil bienveillant de la pleine Lune que nous tombons dans les bras de Morphée. Demain nous retrouverons Fleur Australe et appareillerons en direction de la Thaïlande.

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