Mardi 20 juillet : San Francisco 2

Nous pensions en avoir fini avec les polaires et les bonnets, c’était présomptueux. Il fait bien froid à San Francisco. Un vent du nord venu du large et une importante couverture nuageuse sont à l’origine de ces basses températures. Les conditions s’améliorent pendant l’été indien (septembre-octobre). Nous ressortons donc la « valise froid » de la soute avant.


Jack London Marina à Oakland

 

Nous prenons la mer pour Oakland, la ville de Jack London. Le port de San Francisco, a longtemps été le plus large et le plus fréquenté de la côte occidentale américaine mais il est désormais surpassé par Los Angeles et Long Beach.

C’est désormais le port d’Oakland qui accueille les cargos. Le port a été construit à base de pontons (les Piers) perpendiculaires à la côte. Historiquement, les cargos étaient déchargés par des grues et transportés manuellement vers des hangars construits sur les quais. Le commerce du bois était omniprésent. Avec la généralisation des containers, les infrastructures portuaires deviennent obsolètes. Les hangars ont étés laissés à l’abandon et récemment réaménagés en bureau, centres commerciaux, ou espaces d’exposition. Le port de San Francisco concentre aujourd’hui des activités de plaisance et de tourisme.


Me voilà partie, dans les bas-fonds d’Oakland, à la recherche d’une paire de rollers pour les enfants. La ville n’a rien à voir avec sa voisine d’en face. Une population noire et asiatique, en majeure partie. Nous sommes loin de la blonde peroxydée et bodybuildée que je n’ai eu de cesse de croiser dans le quartier branché de Marina. Et surtout, le soleil brille de tous ses feux et il fait chaud. San Francisco s’enrhume tandis qu’Oakland se dore la pilule mais le charme de San Francisco demeure incomparable. L’opération rollers accomplie, je rejoins la Fleur qui s’est déplacée de quelques mètres, juste devant elle, la statut de Jack London trône sur le square qui porte son nom.
 

 


San Francisco dans la brume

 

Nous levons l’ancre, nous pénétrons rapidement dans une brume épaisse. Nous longeons le port de  San Francisco. Amarré au Pier 45, le Jeremiah’O Brien, un « Liberty Ship », un des 2751 navires à avoir ravitaillé les forces armées américaines durant la seconde guerre mondiale. Il a participé au débarquement de Normandie en 1944. Il est en parfait état de fonctionnement, on peut le visiter. Non loin de lui, l’USS Pampanito, un sous-marin de 95 mètres construit à Portsmouth en 43, effectuait des patrouilles dans le pacifique pendant la seconde guerre mondiale. Il a coulé 6 navires japonais. Vers 20h30, nous rejoignons la St Francis Marina, devant nous le très élégant Yacht Club avec une superbe vue sur le Golden Gate. San Francisco s’allume …

 

Texte Rédigé par Géraldine Danon

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