carnet de route de geraldine danon

   Le carnet de bord de Géraldine

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16 Juin, La Croatie

L'Etna s’éteint dans la nuit naissante et seule la Lune vient lui tenir compagnie pour un repos bien mérité. Nous laissons la Sicile dans notre sillage. De Palerme à Catane en passant par le détroit de Messine nous avons découvert l’intrigante Sicile. Il nous manquera Syracuse et encore bien d'autres beautés cachées.

Le vent se lève et c'est plein vent arrière que la Fleur vogue vers une nouvelle mer, celle de l'Adriatique. Les dieux nous portent dans une navigation rapide et douce sur une mer qui étincelle sous les rayons de la belle « planète » satellite. Nous contournons le talon de l’Italie pour rentrer dans l'Adriatique. Un arrêt à Brindisi s'impose pour que Loup puisse assister au match Italie/Belgique. Escale de quelques heures seulement, à peine retentit le sifflet final, nous larguons les amarres.

Le vent léger de nord nous oblige à tirer quelques bords et c'est une mer d'huile qui nous accueille au lever du jour. Cela nous permet d'observer en détail la surface et de constater une pollution importante avec des déchets plastique variés. Un constat bien lugubre car en quelques heures nous ne cessons de croiser bouteilles, sacs, bouchons et fragments en tout genre.

Nous stoppons La Fleur sur la mer devenue lac. Le soleil chauffe et il est temps de se rafraîchir. 250 mètres sous la quille, le bateau à la dérive, les enfants plongent et nagent autour.

La terre apparaît au loin, auréolée de gros nuages bourgeonnants. Dubrovnik se dessine avec ses remparts, telle une forteresse posée sur l'eau. Au pied de la montagne, elle impose force et respect, comme elle l'a fait depuis des millénaires face aux assaillants venus la défier. Des maisons couvertes de tuiles, des églises, des palais, des couvents, un dédale de ruelles dallées de pierres blanches. Nous débarquons et partons à l’assaut de cette ville au charme fou. Un subtil mélange de raffinement vénitien et d’esprit slave.

Le lendemain nous avons rendez-vous avec le gardien du phare Andrija, à quelques milles, mais le vent forcit, plus de 30 nœuds, la mer se déchaîne et rend le débarquement impossible. Nous trouvons refuge sur l’île de Sipan. Nous y passerons la nuit en attendant de meilleures conditions météo pour poursuivre notre remontée de l’Adriatique, en direction de Venise.

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Fleur Australe sous voile file vers la Croatie

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Le port de Dubrovnik

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Fleur Australe au mouillage dans la baie de Dubrovnik

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Le phare de Andrija, débarquement impossible à cause de la grosse houle

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