carnet de route de geraldine danon

   Le carnet de route de Géraldine Danon

Suivez au jour le jour les expéditions de Fleur Australe

Mardi 3 août : Centre océanographique

Nous prenons la route, vers 9h00, en direction de San Diego pour rencontrer Pete Davidson, un scientifique qui fait partie du Scripps Institution of Oceanography. Nous arrivons vers midi, l’institut se trouve sur le front de mer, 1300 scientifiques y travaillent. L’endroit est très agréable. Nous déjeunons au petit snack de l’institut, face à la superbe plage de la Jolla, à quelques kilomètres de San Diego.

Pete nous reçoit dans son laboratoire, il est à l’origine de l’expédition Seaplex, accompagné d’un groupe de scientifiques, il a passé 19 jours sur l’océan, dans la zone du Great Garbage Pacific, en août 2009 afin d’étudier et de décrire l’abondance du plastique et son impact sur les espèces marines. L’existence du Great Garbage Patch a été prédite dès 1988 par le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), sur la base de recherches menées en Alaska.

 

On dit souvent que le tourbillon de déchets « le trash vortex » du nord de l’océan Pacifique s’étend sur une zone aussi grande que le Texas, Pete le confirme, mais il rajoute qu’il est fort probable qu’il s’agisse d’une zone bien plus vaste. Lorsque nous évoquons l’île en plastique, dont on parle souvent, il rigole, ce ne sont que des petits bouts qui flottent dans l’eau. En mer, sous l’influence du soleil et l’action du courant, le phénomène de biodégradation prend plus de temps, c’est pourquoi ces déchets se transforment en particules plus petites. L’île est une fausse image lancée par les journalistes en quête de spectaculaire. Si cela peut alerter l’opinion publique tant mieux. Ce qui est avéré, c’est qu’environ 6 kilos de plastique, pour un kilo de plancton ainsi que d’autres déchets polluants dérivent en cercle, emportant avec eux des poissons morts, des mammifères marins et d’autres oiseaux qui se retrouvent piégés. Certains des déchets de ce tourbillon, non-biodégradables ne seront pas détruits avant de très nombreuses années,

 


Avec Mario Aguilera à San Diego responsable du centre Océanographique de San Diego



survivant ainsi à ceux qui les ont jetés ! Environ 100 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année, 10% finissent dans l’océan. On estime que 80% des ordures proviennent de sources terrestres, et 20% des navires. Certains cargos jettent encore leurs poubelles à la mer, dont une partie finit dans le patch. On y retrouve aussi régulièrement, des filets de pêche abandonnés. Le plastique se désagrège en morceaux toujours plus petits tout en restant un polymère. Ce processus se poursuit jusqu’au niveau moléculaire. Ce sont les déchets les plus larges qui sont pris pour de la nourriture par les oiseaux. Selon les estimations, près d’un million d’oiseaux de mer et près de 100 000 animaux marins et tortues de mer meurent chaque année  suite à l’ingestion de plastique. On retrouve ces plastiques dans leurs estomacs. Il y a aussi un autre problème, les plastiques agissent comme des  éponges chimiques, ils peuvent ainsi concentrer des polluants plus nocifs : « Persistent Organic Pollutants (POPs) ».

 

 

Devant le panneau de la Scripps Institution of Oceanography at San Diego

 

Ainsi de nombreux animaux, en consommant ces morceaux de plastique, sont empoisonnés par des produits hautement toxiques. Les toxines contenant des pièces en plastique sont également consommées par les méduses qui sont ensuite mangées par de plus gros poissons. Bon nombre de ces poissons sont ensuite consommés par les humains, entrainant ainsi l’ingestion de produits chimiques toxiques. Ces plastiques flottants affectent aussi les écosystèmes en recréant une surface stable pour le développement de certains organismes. Certaines plantes et animaux peuvent être transportés loin de leur habitat normal. Ils deviennent ainsi des nuisances pour d’autres espèces. Le tourbillon crée par la force de Coriolis est une conséquence de la rotation de la Terre. Dans cette zone de haute pression et de vent calme, le courant et le vent tournent dans le sens des aiguilles d’une montre, entrainant dans une spirale les déchets autour de l’océan Pacifique Nord. Il semblerait que le même phénomène existe aussi dans le Pacifique Sud. Il finit en nous expliquant que le vrai combat aujourd’hui est d’arrêter le processus. Ils n’ont malheureusement pas trouvé le financement pour affréter un navire en vue d’une nouvelle expédition. Aujourd’hui les étudiants qui ont pris part à cette mission sont dans la phase d’analyse de ce qu’ils ont récolté. Ils ont utilisés un petit appareil en forme de raie Manta pour attraper les débris. « Dr Fish », c’est comme cela que l’on le surnomme. Pete Davidson prend congé de nous, son temps est précieux. Nous regagnons Los Angeles, la famille nous attend. Le trafic est dense, comme toujours par ici.

Texte Rédigé par Géraldine Danon

Lundi 2 août : Beverly Hills

9h00 : Nous avons rendez vous, dans un magasin spécialisé,  entre autre, en adoption de chiens. La dame craque littéralement devant nos petits chiots. Nous lui laissons Juneau et Geronimo, elle est ravie, elle n’aura aucune difficulté à leur trouver une famille. Nous les avons menés à bon port, nous en sommes fiers.

Ils auront bientôt 2 mois, ils sont sevrés. La séparation avec les enfants, en particulier avec Loup a été difficile. Nous avons gardé Maya, la femelle.  Philou a acheté du contreplaqué pour lui faire une niche. En fin de matinée, nous sommes allés visiter le très chic Beverly Hills, magasins ultra chics, hôtels de luxe et restaurants branchés, Rodéo Drive est à la hauteur de sa réputation qui en fait l’une des rues les plus chics au monde. Histoire de changer complètement d’ambiance, j’emmène les enfants se promener à Vénice Beach.

 


Venice Beach


Le contraste est saisissant, des marchands ambulants, des tatoueurs, des rappeurs, des rollers, des vélos, ça fourmille de monde en tout genre. Tous les 3 stands on vous propose de la marijuana à titre curatif évidemment. Il s’agit de faire un drôle de bilan de santé avec un médecin pas très clair puis on vous délivre votre « licence », c'est-à-dire votre permis de fumer. En prime, on peut repartir avec la machine à faire pousser l’herbe. Nous sommes décidemment dans une autre dimension. Plus sérieusement, nous prenons la route demain pour San Diego, nous avons rendez vous avec Pete Davidson, un des scientifiques du Scripps Institution of Oceanography.

 


Rodeo Drive

 

Dimanche 1er août : La Californie

Un véritable dimanche Californien. Nous avons pris la West Coast Pacific ce matin en direction de Malibu et de sa longue plage de sable blanc. Petit arrêt dans la Villa de Paul Getty qui abrite une vaste collection d’antiquités grecques, romaines et étrusques. C’est l’une des plus belles collection d’art antique aux Etats-Unis.

 


Maison sur pilotis à Malibu


La Villa Getty a pour modèle la Villa Dei Papiri, une maison de campagne romaine d’Herculanum, ensevelie par l’éruption du Vésuve en 79 après J-C. Après la visite de cette somptueuse demeure devenue un musée, nous longeons la plage, c’est le paradis des surfeurs. Bain de mer, partie de rigolade dans les rouleaux, un groupe de dauphins s’amusent juste à coté de nous.

 


Malibu Beach


Les grosses vagues se brisent violemment sur la plage, au pied des maisons montées sur pilotis. Il semble que l’érosion ait réduit l’espace de la dune. Le soleil est au rendez vous, les Harley Davidson vrombissent, les blondes californiennes ont sorti le string. On se croirait dans une série télé, les « life guard » n’ont pas le décolleté profond de Pamela Anderson, ce sont de charmants jeunes hommes, quand même vêtus de rouge. Ca joue au beach volley, au frees bee, ça chante, ça danse. C’est joyeux, les maisons sont jolies, l’architecture éclectique et colorée.
Nous rentrons au coucher du soleil. Santa Monica puis Venice et sa folle ambiance. Il est 20h00, le brouillard tombe comme une chape de plomb sur le Washington boulevard. Décidément Los Angeles est bien changeante. On passe d’une atmosphère à l’autre en moins d’une minute. Ce n’est pas pour rien que c’est la ville du cinéma.

 


Marion dans la Villa Getty

 

Texte Rédigé par Gérarldine Danon

Samedi 31 juillet : Marina Del Rey

Après une nuit à naviguer, sur une mer calme, poussés par un faible vent de nord. Temps froid et léger crachin. A 7h00 Los Angeles, perdue dans la brume se dessine à l’horizon. Nous entrons dans le port de Marina Del Rey.

Nous doublons des yoles guidées par des petits bateaux à moteur, les sportifs attaquent de bonne heure. Il fait gris et brumeux, très humide. Un panneau publicitaire traîné par un bateau nous croise. Un autre, demande d’utiliser les bacs à eaux grises et noires et de ne rien rejeter à l’eau. C’est avec une certaine émotion que je vis cette arrivée à Los Angeles. J’y ai de jolis souvenirs de cinéma. Quant à Philou, il y est venu il y a trente ans sur Pen Duick VI avec Eric Tabarly. Tout l’équipage est debout. Les enfants ne veulent rien rater de cette arrivée, certes moins impressionnante que celle de San Francisco mais tout aussi mythique. Ils prendront conscience de l’endroit et de l’ampleur de cette ville exceptionnelle lorsque nous irons nous promener.

 


Panneau publicitaire

 

10h00 : L’accueil à la Marina Del Rey n’est pas des plus sympathique. Nous filons à l’aéroport louer une voiture, obligatoire, dans cette ville démesurée. Direction Melrose et Sunset Boulevard, dans West Hollywood, à une heure de route. C’est le quartier que je connais le mieux. On est d’emblée frappé par la bonne humeur ambiante, les gens sont joyeux et disponibles. Nous ne devrions pas avoir de problèmes à donner nos chiots. La gente canine semble régner de main de maître sur la ville, magasins spécialisés avec toutes sortes d’articles ridicules, nounous, taxis… Ils promènent même leur chien en poussette ! Petite balade dans Hollywood, affiches géantes, studios de cinéma, tatouage. Les enfants sont aux anges … dans la ville des anges. De retour vers 21h00, des milliers d’étoiles scintillent sur Los Angeles, la ville folle.

 


Marina Del Rey

 

Texte Rédigé par Géraldine Danon

Vendredi 30 juillet : En route pour Los Angeles

10h00 : Après une nuit agitée passée à se faire brasser dans nos bannettes. Marion n’a pas fermé l’œil de la nuit. Le vent a molli et nous sommes désormais grand voile, génois et gennaker tangonné.

Vent arrière 15 nœuds. Température extérieure 13 degrés. Le temps est gris et humide. Une petite houle nous fait rouler. Nous marchons à 6 nœuds. A l’aube, nous avons aperçu des dauphins. Trois albatros de Laysan nous survolent, majestueux.

 


Nos 2 petits chiots


17h00 : Le vent a forci. Nous avons quitté le tampon nuageux. Le ciel est d’un bleu éclatant. Nous longeons la côte aride et désertique. Nous empannons, artimon, grand voile, génois et génaker déroulés. Nous filons toutes voiles dehors vers les longues plages de Malibu, poussés par un vent de nord ouest, 18 nœuds. Nous arrivons dans la baie de Santa Barbara puis doublons la pointe Conception. Nous marchons à 8,5 nœuds. Nous devrions atteindre Los Angeles dans la matinée.

 


En route pour L.A.

 

Texte Rédigé par Géraldine Danon

Jeudi 29 juillet : Baie de Monterey

Les lions de mer font un tel vacarme qu’il est difficile de s’endormir. Monterey jouit d’un climat méditerranéen, régulé par la mer. Tandis qu’il fait froid à San Francisco et trop chaud à Los Angeles, il fait parfaitement bon par ici. Aujourd’hui, le temps est gris, légèrement brumeux. La baie de Monterey est une réserve nationale, la Monterey Marine National Sanctuary, elle abrite un institut biologique.

 

Lion de mer sur le ponton


La chaine alimentaire y est importante du fait de ces eaux profondes, on y trouve de la sardine, du maquereau, du calamar, du krill. D’où ces importantes colonies d’otaries, de lions de mer et de phoques. Nous empruntons le front de mer en direction de Cannery Row, vers l’ouest. Ce coin a été immortalisé par John Steinbeck, dans son premier roman Tortilla Flat (1935), ainsi que dans Rue de la Sardine (1945), le Beau Jeudi (1954)… Ce quartier de Monterey était jadis celui des sardineries (Cannery signifie conserverie), qui firent la richesse de la ville. Plus de 4000 ouvriers travaillaient alors dans une centaine d’usines. Nous poursuivons notre ballade par la « Stevenson House », l’ancienne résidence du percepteur des douanes, devenue pension de famille. L’auteur de l’Ile au Trésor, Robert. L. Stevenson, il y écrivit une partie de son célèbre roman. Nous faisons une dernière halte au Monterey Bay Aquarium, l’un des plus riches du monde. Les milieux marins de la baie de Monterey, la faune comme la flore y sont représentées. Plus de 300 000 animaux et 600 espèces végétales. 

 

Nous longeons le rivage, Pacific Grove puis Pebble. La côte est superbe, escarpée, bordée par une belle forêt de cyprès. C’est la zone résidentielle, des demeures plus belles les unes que les autres. Nous poursuivons jusqu’à la magnifique plage de sable fin et blanc de Carmel. Elégante station balnéaire, petit paradis des Américains fortunés, Carmel est une ville préservée, chérie des célébrités. Clint Eastwood en fut le maire en 86 et 88. Pas de lampadaire, aucun panneau, pas de feu de circulation, pas de publicité. Des superbes villas, des boutiques chics, des restaurants branchés, le tout dans un paysage admirable et sauvage. Clint Eastwood y possède 2 restaurants, il a réalisé son premier film « Un frisson dans la nuit » à Carmel et à Monterey. Après cette escale agréable, nous rejoignons la Fleur. Sur le ponton, un lion de mer nous observe tranquillement, un peu plus loin, une loutre fait sa toilette. Il est 18h30, en route pour Los Angeles, à 250 miles.



Carmel Beach

 
19h00 : Sur la digue, des cormorans devisent bruyamment avec des lions de mer. Nous guettons les baleines. Philou hisse la Grand Voile. 10 nœuds de vent d’ouest. Forte houle qui devrait se calmer quand nous nous écarterons un peu de la côte. Nous passons Cypress Point qui doit son nom à un cyprès solitaire battu par les vents depuis 250 ans, emblème de la Californie. A tribord, une baleine jaillit hors de l’eau.

 

Texte Rédigé par Géraldine Danon

Mercredi 28 juillet : le Départ

Minuit : Nous hissons la grande voile et passons sous le Golden Gate Bridge, au clair de lune. Des milliers d’étoiles scintillent sur la baie de San Francisco. La mer est calme, un léger clapot. Les lumières de la ville demeurent longtemps dans la nuit claire. Bientôt nous ne sommes plus guidés que par Vénus. Nous longeons la côte à 5 miles. Philou a réparé le tangon. Il lui restait un manchon en alu, il l’a riveté. Cela devrait être plus solide que la dernière fois. Nous marchons à 5 nœuds.

Vers 6h00 du matin, nous doublons une petite île détachée de la côte, AnoNuevo. Une importante colonie de lions de mer se prélasse, c’est un lieu de reproduction. A l’entrée de la baie de Monterey nous apercevons une baleine, nombreuses dans ces eaux, il y a des baleines bleues, des baleines à bosses, des baleines grises et des orques.

12h00 : Nous arrivons sur Monterey poussés par un faible vent de Sud-Ouest. Une légère houle pénètre dans la baie. Les cornes de brume résonnent. Le ciel se découvre peu à peu sur les dunes dorées, j’aperçois de longues plages de sables blancs.

 


Lion de Mer


Monterey est l’ancienne capitale de la Californie, rendue célèbre par les pêcheurs, les écrivains et les mexicains. En 1542, un premier explorateur espagnol repère la baie de Monterey qui ne prendra ce nom qu’en 1602, lorsqu’un 2ème explorateur y débarque et la baptise du nom du vice-roi de l’époque, le Roi de Monte Rey. Au 18ème siècle, les espagnols qui gouvernaient le Mexique y installèrent une garnison.  Une mission fut également édifiée ; elle déménagera un peu plus tard à Carmel. Monterey tomba quelque peu en désuétude, lorsque la ruée vers l’Or attira les populations vers d’autres villes. D’autres activités vinrent la réveiller à la fin du 19ème siècle : le tourisme et la pêche portée par les chinois et les italiens. Monterey fut alors promue capitale de la sardine, avant que l’industrie ne s’effondre dans les années 50.

 


La Fleur à Monterey


13h00 : Nous pénétrons dans le petit port. Le soleil brille désormais de tous ses feux. Des centaines de lions de mer devisent bruyamment, ils sautent joyeusement hors de l‘eau, grimpent sur les pontons, s’y prélassent nonchalamment. C’est l’hystérie totale au pays des otaries. Le spectacle est tout à fait unique. Beti est comme une folle. Un canyon de plus de 3000 mètres rentre dans la baie, permettant ainsi à une faune importante de se rassembler dans ses eaux. Les nombreux phoques, par exemple, que l’on aperçoit au coucher du soleil, plongent à plus de 300 mètres.

Vers 19h00, nous longeons la côte en direction de Carmel.

 

Texte Rédigé par Géraldine Danon

Mardi 27 juillet : Dernière journée à San Francisco

Dernière journée à San Francisco. Il fait grand beau. Pour la première fois, le ciel est d’un bleu limpide. Je pars avec les enfants visiter Japan Town pendant que Philou bricole sur la Fleur. J’en profite pour rencontrer Peter Meyer, scientifique, très impliqué dans la sauvegarde de l’environnement. Au tableau des villes modèles en matière d’écologie, San Francisco est une des plus audacieuses, d’ailleurs la ville s’est toujours voulue progressiste dans la lutte pour les droits aux minorités, c’est une ville d’avant-garde.

Le maire, Gavin Newsom, a adopté une politique résolument volontariste en encourageant le développement de haute technologie au service des challenges environnementaux. San Francisco vise une réduction de ses émissions de gaz à effet de serre d’environ 20% par rapport à son niveau de 90. C’est plus que ce que demande  le protocole de Kyoto pour 2012.

 


Le pont au soleil couchant


Les transports en commun sont favorisés. Il y a beaucoup de tramways et les bus ont intégré un système permettant de faibles émissions de CO2. Quant aux stations d’arrêt de bus elles sont équipées de bornes wifi. Ces arrêts « High-tech » sont surnommés les « waves » (vagues) en référence au design original de leur toit. Leur système d’information du trafic en temps réel, est alimenté par l’énergie solaire. Un service de partage de voiture, calqué sur le mode Vélib mais appliqué à l’automobile, vient d’être lancé avec des véhicules hybrides. La construction de bâtiments éco-friendly est également encouragée, à l’image du Renzo-piano, un musée récent qui dépend de la California academy of science. C’est une des structures les plus novatrices au monde. Son toit est recouvert de plantes locales et équipé de panneaux photovoltaïques producteurs d’énergie. Peter évoque aussi une autre idée originale qui a été mise en place.

 

C’est une application i Phone qui permet de savoir où se trouvent les bacs de recyclage et les poubelles les plus proches. Elle a été téléchargée plus de 4000 fois. A San Francisco, ceux qui ne recyclent pas sont passibles d’une amende. Cela fonctionne car la ville recycle plus de 75% de ses déchets. Les sacs plastiques sont interdits dans les magasins et les supermarchés.

 

La fleur pour la dernière fois à San Francisco


Il est 20h00, nous sommes de retour au bateau, prêts à larguer les amarres. Monterey se trouve à 90 milles. Les prévisions météo sont bonnes. Il y a eu aujourd’hui un bon vent, une  brise thermique qui tombe en fin de journée.

 

Texte Rédigé par Géraldine Danon

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