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    Carnet de bord

    Géraldine Danon et
    Philippe Poupon,


    une expédition
    pour la protection des océans
    à bord de

    Fleur Australe

     


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    Une aventure extrême d’un pôle à l'autre.

    Depuis 7 années l'équipage familial a parcouru plus de 120 000 KM sur les mers les plus hostiles pour atteindre les latitudes les plus élevées. Un voyage extraordinaire pour une meilleure connaissance de notre planète.
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    Fleur Australe,
    un bateau
    conçu pour
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    Un bateau qui a fait ses preuves

    Fleur Australe est un voilier d'expédition polaire, spécialement dessiné pour les hautes latitudes. Il a été conçu par Philippe Poupon sur les plans de Michel Joubert. Le bateau a été construit en Strongal, aluminium épais. 20 mètres de long, quille relevable, gréement divisé, un bon moteur et une grande autonomie. Un poste de barre situé dans la timonerie, véritable lieu de vie pour observer la mer de jour comme de nuit. Huit personnes peuvent embarquer à bord. Tout est prévu pour la sécurité, avec 2 canots de sauvetage, des combinaisons de survie pour chacun, et deux balises de détresse. Des cloisons étanches. Nous avons presque tout en double sur le bateau, deux annexes, deux moteurs HB, deux pilotes et deux radars, un safran de secours. Tout est pensé sécurité et autonomie pour des expéditions au bout du monde.

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    Fleur Australe,
    un équipage familial

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    Un équipage familial soudé par une aventure hors du commun

    De l'arctique à l'antarctique en passant par l'Alaska et la Polynésie, l'équipage de Fleur Australe a bravé tempêtes, banquises et mers truffées d'icebergs. "Ce n'est pas toujours simple et ça crie parfois à bord mais nous savons que tout doit passer très vite, nous ne devons pas laisser les conflits s'installer, l'instant d'avant ne doit pas abimer celui d'après" (Géraldine).

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    Une aventure humaine
    au service
    de la science

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    Fleur Australe, plateforme scientifique

       Avec l’Ifremer depuis 7 ans une collaboration efficace. Le voilier est équipé de sondes qui permettent des relevés de température, de salinité, des prélèvements d’eau quotidiens viennent compléter ces mesures. Une caméra immergée à 30 cm de profondeur permet de recenser les zones de déchets flottants.
       Avec Météo France, Fleur Australe est une station mobile qui envoie ses relevés, nuages, houle, températures au centre de Toulouse. Un parcours exceptionnel offre à la science des mesures inédites sur le terrain.
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    autour du monde
    pour sensibiliser
    à la protection
    des océans

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    A la rencontre des enfants

    Un équipage familial qui va à la rencontre des enfants autour du monde pour les sensibiliser à la protection de nos océans.
    Plus humain, plus ludique, un message clair et simple. Projection des films suivis de débats animés. L’aventure Fleur Australe parle aux jeunes en véhiculant des notions de rêve et d’aventure pour une meilleur connaissance et un plus grand respect de nos océans.
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    Un bateau qui a fait ses preuves

    Fleur Australe est un voilier d'expédition polaire, spécialement dessiné pour les hautes latitudes. Il a été conçu par Philippe Poupon sur les plans de Michel Joubert. Le bateau a été construit en Strongal, aluminium épais. 20 mètres de long, quille relevable, gréement divisé, un bon moteur et une grande autonomie. Un poste de barre situé dans la timonerie, véritable lieu de vie pour observer la mer de jour comme de nuit. Huit personnes peuvent embarquer à bord. Tout est prévu pour la sécurité, avec 2 canots de sauvetage, des combinaisons de survie pour chacun, et deux balises de détresse. Des cloisons étanches. Nous avons presque tout en double sur le bateau, deux annexes, deux moteurs HB, deux pilotes et deux radars, un safran de secours. Tout est pensé sécurité et autonomie pour des expéditions au bout du monde.

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    Un équipage familial soudé par une aventure hors du commun

    De l'arctique à l'antarctique en passant par l'Alaska et la Polynésie, l'équipage de Fleur Australe a bravé tempêtes, banquises et mers truffées d'icebergs. "Ce n'est pas toujours simple et ça crie parfois à bord mais nous savons que tout doit passer très vite, nous ne devons pas laisser les conflits s'installer, l'instant d'avant ne doit pas abimer celui d'après" (Géraldine).

  
Dernière journée en Jamaïque. Nous sommes de retour à la marina de Port Antonio et retrouvons Fleur Australe. Dans l’après midi nous descendons le Rio Grande en radeau de bambou. Le Rio Grande s’étend sur 60 km. Il prend sa source dans les Blue Mountains pour mourir en mer à quelques kilomètres de Port Antonio. Le pêcheur me raconte qu’Errol Flynn fut le premier à faire du rafting sur le Rio Grande, «  il y est resté une semaine, il  "consommait" une femme par jour et quatre le dimanche » ajoute-t-il. 

 
 
Rafting sur des embarcations de bambou
 
 
Nous levons l’ancre en fin de journée. 24 heures de navigation, au près. Nous tirons des  bords pour rejoindre Santiago de Cuba. Marchons à 7 nœuds de moyenne, trinquette, grand voile un ris.
 
En fin de journée nous longeons la côte montagneuse, avec des sommets à 2000 mètres puis relâchons dans la baie de Santagio de Cuba. Santiago, qui est un important port de pêche, est également un centre d'exportation du cuivre, du fer et des produits agricoles de la région environnante. Les établissements industriels de la ville sont diversifiés : fonderies, distilleries, fabriques de cigares, de savons et de matériaux de construction. La ville abrite une université.

 
 
Le calme du Rio Grande
 
 
Santiago de Cuba, c’est là que tout a commencé sur l’île. Même si Baracoa fut la toute première ville construite par les Conquistadores, Santiago eut toujours la primauté depuis le peuplement européen de l’île. Elle se situa très vite au premier rang des villes de la Caraïbe, surtout grâce à sa situation géographique et à son port abrité. A 900 km de la Havane, Santiago est insérée dans un cadre unique. 

 
 
Les pêcheurs posent une senne sur le bord du rio
 
 
Oubliée par la couronne espagnole pendant le XVIIe siècle, elle survécut grâce au commerce de contrebande entretenu avec d’autres îles voisines telles la Jamaïque et Saint-Domingue. Ses habitants eurent beau s’enrichir par le biais de l’échange d’or, d’argent, de rhum et de viande boucanée, ils se sentirent toujours menacés par la présence des pirates et corsaires qui maraudaient les enclaves espagnoles dans le bassin caribéen. Ayant enfin réalisé l’importance géographique et économique de la ville, le gouvernement espagnol y fit dresser une première forteresse entre 1637 et 1638. Nous la doublons en pénétrant dans la baie. Des accords de salsa, résonnent depuis le quai. 

 
 
Une belle américaine devant la cathédrale de Santiago de Cuba
 
 
Le Château de San Pedro de la Roca faisait partie du système défensif de la côte sud de Cuba. Il est plus connu sous le nom de Castillo del Morro. Cet imposant fort qui surveille le chenal d’entrée de la baie de Santiago servit de prison lors de la dernière guerre d’indépendance contre l’Espagne. Abandonné pendant un demi-siècle, il fut presque complètement restauré dans les années 80 et 90 pour être finalement inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en 1997. Santiago de Cuba est connue par les Cubains comme « la Tierra Caliente » (la Terre chaude), non seulement à cause des températures élevées qui ont court tout le long de l’année mais aussi par le tempérament accueillant et chaleureux des Santiagueros. 

 
 
Le palais du gouverneur à Santiago
 
 
C’est pourtant sous des trombes de pluie que nous arrivons ce soir. On nous met d’abord en quarantaine au mouillage, car nous arrivons d’Haïti où sévit le choléra.  Le médecin tout à fait sympathique qui vient prendre notre température et inspecter les lieux, m’explique qu’ici aussi il y’a de nombreux cas de choléra et de dengues c’est pourquoi ils sont très vigilants afin d’identifier si cela vient du pays ou de l’extérieur. «  Il ne faut surtout pas boire de l’eau, même celle de la marina, et ne rien acheter aux marchands ambulants, fruits, légumes etc. » m’explique-t-il gentiment.

 
 
Les voitures, belles et bien entretenues
 
 
Une fois la visite médicale passée avec succès, c’est au tour des autorités de monter à bord, la douane, l’immigration. Nous sommes finalement autorisés à nous amarrer à quai. C’est la tempête, nous débarquons, cirés et pantalons de marins. 

 
 
Transport collectif façon cubaine
 
 
L’ambiance bat son plein dans la cafétéria de la marina, on chante, on danse. Le centre de Santiago se trouve à 12 km. Santiago fête ses 500 ans. La ville se remet difficilement des sérieux dégâts causés par le cyclone Sandy en octobre 2012. Le lendemain matin nous partons à l’assaut de la ville, visitons la cathédrale qui est encore en travaux et faisons quelques courses dans le supermarché bien pauvres en vivres. Nous réussissons à nous procurer du riz et des œufs. La ville a beaucoup de charme. La chaleur de ce peuple et la gentillesse qu’ils dégagent est immédiate. Nous sommes heureux d’être là. 
 

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       Avec l’Ifremer depuis 7 ans une collaboration efficace. Le voilier est équipé de sondes qui permettent des relevés de température, de salinité, des prélèvements d’eau quotidiens viennent compléter ces mesures. Une caméra immergée à 30 cm de profondeur permet de recenser les zones de déchets flottants.
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    Plus humain, plus ludique, un message clair et simple. Projection des films suivis de débats animés. L’aventure Fleur Australe parle aux jeunes en véhiculant des notions de rêve et d’aventure pour une meilleur connaissance et un plus grand respect de nos océans.
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