22 février : Navigation autour de Cuba, par Philippe Poupon

 

Cuba est une île de près de 1200 km de long. Bien plus grande que sa voisine Hispaniola qui mesure 700 km et rassemble la République Dominicaine et celle d'Haïti. La Jamaïque, elle, ne fait que 250 km. Entre Santiago de Cuba (notre port d'entrée) et La Havane, nous aurons parcouru plus de 750 milles. Une longue navigation avec des vents contraires. Nous attendions des alizés de secteur Est, mais nous avons rencontré des vents de Nord-Ouest assez forts et l'alizé a été aux abonnés absents. 


 

 
 

Entre le Mexique et Cuba, c’est au cap San Antonio situé dans le détroit du Yucatan que le courant du Gulf Stream prend naissance. Une fois passé le cap à l'extrémité ouest de l'île, le Gulf Stream nous aide à rejoindre la Havane. 

Pour nous, ce sera sous un bel orage avec plus de 30 nœuds de vent sur la fin, c'est la tempête pour notre arrivée dans la Marina Hemingway. Fleur Australe peine pour pénétrer dans l'étroite marina. Un front polaire avec une température de 15° nous fait ressortir les bonnets.

 

Il faut bien avouer que cette île n'est pas le paradis pour la navigation. Les ports sont peu accueillants, et on se retrouve loin des villes intéressantes, comme c'est le cas à Santiago, Trinidad et la Havane, parqués à quelques dizaines de kilomètres dans ce qu'ils appellent des marinas sans grand intérêt.


 

 

 

Les cayos, petites îles nombreuses autour de Cuba, sont souvent recouvertes de mangrove et les plages de sable blanc sont rares et polluées, nous avons pu le constater à cayo Rosario. La grande île de cayo Largo est envahie par les grands hôtels et ses touristes allemands, italiens ou canadiens. 

 

Sur cette île nous avons rencontré deux malheureux dauphins parqués dans un petit bassin, qui sont sensés divertir les touristes… Il y a d'ailleurs plusieurs delphinariums sur l'île de Cuba. Nous voulons les voir en mer, en pleine liberté.


 

 

 

Voilà pour le décor maritime de Cuba, sans parler des formalités obligatoires à chaque escale. Certes la Guarda, police maritime, est toujours fort sympathique, mais on sent encore la présence du contrôle systématique et le poids de l'armée dans ce pays toujours dirigé par un dictateur, un Castro, même si Raul à remplacé son frère Fidel. Il y a aussi les zones interdites, peur d'un débarquement, comme la Baie des Cochons, ou des baies réservées aux militaires.

 

Nous n'avons pas rencontré beaucoup de bateaux de pêche. Ils doivent exister car les côtes sont propices avec les kilomètres de mangrove, lieu de reproduction idéal pour les poissons.

 

Nous avons aimé Trinidad avec son charme d'une ville d'antan. Santiago est trop polluée par ses activités industrielles autour de son port. Il nous reste à découvrir La Havane que personnellement je ne connais pas mais qui semble avoir ses trésors cachés et doit représenter ce que l'on imagine de Cuba.