Samedi 14 juin : Derniers jours à Rio

Journée de détente à régler les derniers détails techniques, dérushage, caméra, et un petit tour sur la plage d’Ipanéma pour piquer une tête dans les gros rouleaux.

 

 

 

 

 

 

Marion a attrapé la varicelle. Beti nous a encore fait une frayeur, elle s’est échappée du bateau, à quai au yacht club et nous ne nous en sommes aperçu qu’au petit matin, trop absorbés à monter des images pour Eurosport et autres futiles occupations. Alors qu’une fois de plus nous la croyions perdue, nous avons eu de la chance. Une petite fille l’avait retrouvée et hébergée dans sa gentille famille pour la nuit. La pauvre chienne a quitté un bon lit douillet au sein d’une famille « normale » pour se retrouver de nouveau chahutée sur Fleur Australe ou consignée à bord. Mais l’essentiel n’est il pas d’être au près des siens ?

 

 

 

 

 

 

Fleur Australe est en pleine forme, les petits problèmes électriques semblent être réglés et elle frétille à l’idée de reprendre la mer. Georges, qui avait fait le passage du Nord Ouest avec nous, est arrivé hier, il sera avec nous jusqu’au Antilles. Demain nous avons prévu de rester à Rio pour que Loup puisse voir le match de la France et nous appareillerons dans la soirée. 

 

 

 

 

 

Vendredi 13 Juin, Rio

De retour à Rio ! La ville bat au rythme de la coupe du monde, il y a des écrans géants sur la plage et tous les bars ont au moins 3 télés en marche. Les supporters sont au rendez vous et il est bien difficile de se frayer un passage sur Copacabana. L’ambiance bat son plein et petit Loup est aux anges. Cinq ans à sillonner d’un pôle à l’autre, à essuyer des tempêtes, à supporter le mal de mer, à veiller les icebergs par 60 nœuds de vent  et enfin la récompense, la coupe du monde en direct du Brésil.
 
 
 
 
Nous le lui avions promis et c’est chose faite. Après avoir planté son drapeau du PSG sur la banquise de la mer de Weddell, et dérivé sur un iceberg avec son étendard, c’est sur Ipanéma qu’il affiche fièrement les couleurs de la France. J’ose dire qu’il a mérité son Brésil. Ce matin il a fait son premier direct sur Eurosport, à qui nous tenterons d’envoyer régulièrement des images. La coupe du monde vu de la mer voilà un sujet qui change un peu de ce qu’on nous assène aux infos, plus bucolique. Un peu d’aventure dans le ballon rond, du souffle dans les voiles et un supporter hors pair à bord, ça devrait le faire ! Nous longerons la côte jusqu’à Belém et l’Amazone puis la traversée pour les Antilles.
 
 
 
 
En attendant nous avons retrouvé avec joie le yacht club de Rio, toujours aussi élégant, il échappe à la folie générale. Même si chaque soir la "jet set" s’enflamme devant les écrans géants, tout cela reste très civilisé. J’ai hâte de lever l’ancre et de quitter la ville pour retrouver le calme et la vie sauvage. 
 
 
 
 
Le capitaine a fait un carré extérieur dont j’ai tant rêvé en Polynésie. Fleur Australe est donc prête pour la chaleur même si c’est l’hiver ici et qu’on supporte bien la polaire le soir. 
 
Nous devrions filer vers le Nord d’ici deux jours. 
 

Nouveau film sur France Ô, samedi 7 juin

A ne pas manquer, le nouveau film de Fleur Australe va être diffusé ce samedi 7 juin :

 

UNE FLEUR SUR LES TRACES DE SHACKLETON (52 minutes)

 

Parés pour une nouvelle aventure maritime avec la famille Poupon-Danon ? Ses amarres larguées à Ushuaïa, en Argentine, Fleur australe est prête pour un mois de navigation en autonomie en Antarctique, un siècle après l’expédition lancée par Ernest Shackleton.

 

Diffusion : samedi 7 juin à 22h50 sur France Ô dans l'émission Ô BOUT DU MONDE.

30 Avril : Buzios

 

Le Brésil est en pleine expansion économique et certains secteurs ne sont pas toujours contrôlés comme le problème de la pollution marine. L’écologie demeurait jusqu’à présent une sorte de luxe et il y avait d’autres priorités qui concernaient directement la population comme le logement et la nourriture. Nous avons remarqué depuis le début de notre navigation le long des côtes brésiliennes, un problème de pollution visible à l’œil, avec sur les plages des déchets plastique, bouteilles, gobelets plastiques, cannettes de boisson. Insouciance, négligence, manque d’éducation, les raisons sont multiples pour comprendre le nombre important d’objets jonchant les plages. Le Brésil jouit d’un climat agréable et son littoral est important, avec ses grandes plages qui favorisent l’affluence de la population le long de ses côtes. 

 

 

 

En compagnie du Maire de Buzios et de Cyntia, notre traductrice

 

 

Si la prise de conscience est effective chez certains avec comme on l’a vu à Ilha Grande avec des associations qui se mobilisent pour le nettoyage des plages, un travail de sensibilisation reste encore à faire.

 

 

 

Le petit port de Buzios

 

 

A Buzios, nous avons rencontré le maire. Elu depuis un an, il a décidé de prendre le problème de l’environnement en main. Pas facile de se battre en politique dans un système de corruption établi depuis longtemps. Buzios, qui fait figure de Saint Tropez brésilien, doit se mobiliser pour sauvegarder sa richesse. Problème de constructions illicites, rejet à la mer des égouts, pollution des plages, le maire a fait de l’environnement son cheval de bataille. 

 

 

 

Une belle poupe...

 

 

Il est déterminé pout tout mettre en œuvre afin de sauver la beauté de cette presqu’île verdoyante parsemée de baies et de plages. « Buzios est une destination glamour depuis que Brigitte Bardot l’a lancé, j’ai bien l’intention de me battre pour que cela reste un endroit à part au Brésil » nous explique t il. 

 

 

 

Brigitte Bardot

 

 

Une équipe de nettoyage travaille chaque matin sur les plages. Le brésilien aime faire la fête et l’alcool aidant, il se laisse aller à quelques négligences. Comme partout dans le monde, beaucoup pensent que la mer peut absorber toutes sortes de déchets. Nous savons que l’équilibre est fragile et la mer ne doit en aucun cas être une poubelle.

 

 

 

Au coucher du soleil

 

 

Le maire de Buzios a bien saisi que cela passe par l’éducation des enfants, c’est la voie la plus directe pour une  prise de conscience collective. Le brésil est riche avec ses côtes qui bordent l’Atlantique sur plusieurs milliers de kilomètres. Nous souhaitons comme lui que le peuple entier comprenne l’importance de cet enjeu et que Buzios servent d’exemple au reste du pays. 

 

 

 

Buzios, le front de mer

 

 

Ce soir nous reprenons la mer vers Rio. Un retour d’un mois en France, le temps de mettre en place la suite et nous retrouverons le bateau pour poursuivre notre remontée vers le Nord, jusqu’à Bélém.

 

Je suis de quart, la nuit est belle, le ciel étoilé, mais la houle est forte, chahutant le bateau qui roule bord sur bord. Loup est malade. Dommage, cette fois il avait jusqu’ici échappé au mal de mer.

 

27 Avril : Cabo Frio

 

Une nuit de navigation depuis Rio. Pendant mon quart je profite de la nuit étoilée. Jupiter n’a jamais été aussi grosse et la Lune me régale de son dernier croissant. Au petit matin nous relâchons devant la superbe plage d’Arraial do Cabo. Des dunes avec une plage merveilleuse au sable parfaitement fin et blanc comme de la farine et de l’eau vert émeraude.

 

 

 

Cabo Frio
 

 

Les pécheurs remontent leurs filets. Nous sommes seuls au monde. Pas pour longtemps ! Un peu plus tard dans la matinée une goélette vient mouiller et débarque une trentaine de personnes. C’en est fini du paradis. Les marchands ambulants laissent leurs poubelles sur la plage. Il est temps que le Brésil s’améliore en matière de protection des océans. Quel dommage de voir ces superbes plages dévastées par les canettes de bières et autres déchets.

 

 

 

 

Le port de Cabo Frio, un petit port de pêche

 

 

Nous levons l’ancre. Nous avons rendez-vous avec le maire de Buzios, le Saint Tropez local (c’est d’ailleurs Brigitte Bardot qui fit jadis la notoriété du petit port de pêche). Je dois l’interviewer, il semble qu’il soit un fervent défenseur de la cause environnementale. En attendant nous remontons juqu’au village de Cabo Frio à quelques milles.

 

 

 

 

Burios, le St Tropez du Brésil
 

 

 

Buzios
 

 

N’ayant pas de cartes précises de l’endroit, nous tentons de rentrer dans la petite rivière qui donne accès à la lagune par le canal très étroit mais un banc de sable nous en empêche. Le vent se lève soudainement pour la première fois depuis notre arrivée et la mer enfle. Nous n’étudions pas la météo, nous faisons avec, c’est donc une surprise. (Nous n’avons pas d’accès internet à bord, les billets sont postés via iridium à une équipe à terre qui se charge de relayer). Le paysage change du tout au tout en l’espace d’un instant et des moutons blancs se dressent sur la mer lui donnant un tout autre visage. Nous poursuivons vers Buzios. 

 

 

 

 

Les chateaux de sable une spécialité du Brésil