11 Juillet : Le détroit de Parnaiba

 
Nous quittons Jericoacoara après avoir regardé l’Argentine arracher la victoire aux Pays Bas. L’embarquement n’est pas aisé, nous tirons l’annexe sur 150 mètres avant de nous immerger jusqu’à la taille face à la houle pour rejoindre Fleur Australe au mouillage. La lune est pleine, et la mer a revêtu sa parure d’argent. 100 milles pour embouquer le détroit de Parnaiba autrefois appellé détroit das Americas. Il se compose de 2700 m2 d’îles, de plages, de lagunes, de hautes dunes de sable et de dense mangrove où vivent de nombreux animaux sauvages. Près de 65% de sa superficie se trouve dans le Maranhau. 
 
Nous sommes au pied des Lencois Maranhenses. Les bans de sables sont mal cartographiés dans la zone, ils ont du se déplacer et comme souvent dans ce genre d’endroit le carte s’avère fausse et nous talonnons à 2 mètres. Impossible de se dégager pendant 15 bonnes minutes. Philou fait vrombir le moteur et tente de revenir sur nos traces. Nous réussissons finalement et croisons une pirogue de pêcheurs qui nous guide dans l’étroit chenal. 
 
Dans la mangrove on trouve, entre autres animaux, des singes hurleurs, des capucins, des caïmans et toutes sortes d’oiseaux. Ici on pratique la pêche au piranha, c’est pour le moins exotique. Pas un touriste à l’horizon, les bateaux de pêcheurs nous regardent comme un ovni. Ils ne croisent pas souvent de bateaux dans ces eaux. 
 
Nous pénétrons dans un des bras du delta pour rejoindre le village. Un magnifique saliero rentre au port. Les hommes abattent la voile au soleil couchant. Le spectacle vaut le détour.   
 
  
 
Le port de Tutoaia
 
 
 
Le port de Tutoaia
 
 
 
Le port de Tutoaia
 
 
 
Loup sur la plage de Jericoacoara
 
 
 
Marion dans les dunes de Jeri
 
 
 
Au lagon bleue une belle Jogada (embarcation locale)
 
 
 
Le  Brésil avant le dernier match
 
 
 
 Port de Tutoaia dans le détroit de Parnaiba
 
 
 
Les pêcheurs rentrent chargés de poisson