14 juillet : Alcantara

 

Nous quittons le Rio de las Americas sans trop de problèmes. Cette fois-ci, nous savons ou se trouve le chenal. 24 heures de navigation au près puis avec un fort courant 5 noeuds de face dans le Rio. En début d’après midi nous relâchons enfin devant Alcantara. 

 

Quelques pécheurs à pied remontent leurs filets. Nous débarquons, l’ambiance est encore différente de ce que nous avons vu à ce jour et la population beaucoup plus Africaine dans sa physionomie. La ville coloniale abrite quelques 6500 habitants. Elle s’élève en face de Sao Luis, de l’autre coté de la Baia de Sao Marcos. Elle fut construite par les esclaves entre le XVIIe et le XIXe siècle. C’était le lieu de résidence préféré des riches propriétaires terriens du Maranho. 

 

La ville est aujourd’hui une mosaïque de ravissantes rues pavées avec de belles demeures, de ravissantes églises restaurées juste à côté des ruines et vestiges du temps passé. Elle compte le même nombre d’habitants qu’il y a 150 ans, c’est le centre historique le plus authentique du pays. On y rencontre de nombreux ibis rouges, les guaras. Ce bel oiseau rouge vermillon vit le plus souvent dans les mangroves et les estuaires. 

 

Une fois de plus nous constatons qu’ici comme ailleurs les bords de côtes sont recouverts de déchets en tout genre, de la canette aux bouteilles en plastique. L’évidence est de remarquer que dans ce pays qui se développe peut être trop vite on n’a pas encore pris conscience de l’importance qu’il y a à protéger nos océans puisque tous ces détritus finiront à la mer.

 

Nous visitons le paisible village avant de rejoindre Fleur Australe. A bord la température atteint les 39° dans le carré, c’est intenable malgré les ventilateurs que nous avons achetés. C’est un bateau conçu pour les navigations polaires, avec peu d’aération, une timonerie qui se transforme en serre sous les tropiques et je dois dire qu’à mesure que nous nous rapprochons de l’équateur je me surprends à regretter le froid des hautes latitudes. 

 

A l’aube nous traversons la baie en direction de Sao Luis. A peine arrivés un problème hydraulique contraint le capitaine à improviser une ancre de fortune et surtout à passer la matinée dans la soute moteur par 50°, un véritable four. Il en ressort plus transpirant et rouge que d’un sauna. 

 

Depuis Jericoacoara plus question de se baigner pour se rafraichir dans ces mers saumâtres et polluées. Une pièce a lâchée et la pompe n’est plus entrainée, c’est elle qui active le guindeau, la quille et le propulseur, le danger étant de s’échouer. 

 

Nous avons hâte de retrouver des eaux plus claires et la douceur des alizées. D’autres problèmes nous occuperont car nous rentrons en période cyclonique donc méfiance. 

 

Ainsi va la vie à bord de Fleur Australe.

 

 

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