17 juin, Mystic Sea Port


Mystic Sea Port ! Philou en rêvait depuis des années : découvrir ce lieu mythique de la voile aux Etats-Unis. Il en a toujours entendu parlé, depuis Tabarly ou par Titouan qui y est allé en 1979, dessiner les goélettes morutières, comme la célèbre « Blue Nose ». Cette année c'est chose faite.
 

 

 

Doris qui servaient à la pêche à la morue

 

 

 

Baleinières

 


Il faut serpenter le long d'une petite rivière, la Mystic River, encombrée de bateaux au mouillage et de marinas avant de trouver un pont de chemin de fer qui nous barre la route. Les trains passent et entre deux rames, on nous ouvre le pont qui tourne sur lui-même. Un peu plus loin un autre pont se lève, nous voilà libérés... devant nous, le petit port musée !

 

 

 

Le capitaine admire les bateaux au musée

 

 

 

Loup devant le Dunton, goélette morutière



Ici dans les années 1800 jusqu'en 1900, toute la rivière était un immense chantier de construction naval. On y construisait des baleiniers, des bateaux de pêche et toute sorte d'embarcations. Le calme de la rivière y est propice, les terrains sont adaptés à la construction et à la mise à l'eau.

 

 

 

"Florence", un clin d’oeil à notre amie disparue

 

 

 

Le "Florence"

 


Sous un bon crachin breton, nous arpentons ce petit village reconstitué. Les bâtiments en bois abritent des ateliers, une imprimerie, la forge, la menuiserie, la voilerie ou encore l'atelier de gréement. A flot, différents bateaux de grande taille, un baleinier, le « Charles W. Morgan » et ses baleinières accrochées aux bossoirs. Le Joseph Conrad, trois mâts, navire marchand.

 

 

 

Le baleinier Charles W. Morgan

 

 

 

Le baleinier Charles W. Morgan

 


Nous visitons longuement le Dunton, une goélette morutière de 40 mètres de long, un sister ship de « Blue Nose ». Ce bateau est impressionnant par son élégance. Bateau racé et rapide qui parcourait les bancs de Terre Neuve et ceux de Saint Georges pour la pêche à la morue. Sur son pont une vingtaine de doris, petite embarcation que l'on pouvait empiler les unes dans les autres. Les poissons était salés et entreposés dans les cales. Les formes élancées de ces bateaux ont été dessinées pour les rendre rapides. Il fallait être les premiers sur les lieux de pêche et le retour au port se passait sous forme de régate, chacun espérant arriver en tête.

 

 

 

Nous empruntons le Cape Cod Canal pour rejoindre Boston

 


Le long d'un wharf, nous tombons sur le « Florence », petit bateau de pêche en bois. Un clin d'œil à notre amie disparue. Nous levons l'ancre et repassons les ponts. Le vent souffle et emporte la pluie qui ne cesse de tomber. Une ambiance des bancs de Terre Neuve pour nous rappeler la rude vie des marins et des pêcheurs qui ont sillonné ces eaux, à la voile, sans moteur, ni GPS et dans la brume. Mythique Sea Port !!!