29 juin : Nouvelle Ecosse

C'est avec plaisir que nous rentrons dans le joli petit port de Lunenburg. Il y a six ans nous y avions fait escale sur notre route vers le Passage du Nord Ouest. Bien protégé, c'est un vrai havre, ancien port de pêche. Les maisons en bois garnissent la colline et dominent les quais. Un musée maritime, retrace la pêche sur les bancs de Terre Neuve et de St Georges. La célèbre goélette Bluenose II y est amarrée. Elle est resplendissante, très bien entretenue par son équipage de douze personnes. 

 

 

 
Laura et Nina en pleine discussion sur la plage avant

 

 

Les dimensions sont impressionnantes : 55 mètres hors tout / 44 mètres de pont / 8 mètres de large / 5,20 mètres de tirant d'eau et sa grande bôme mesure 25 mètres ! Elle est construite entièrement en bois avec du Douglas, du Mahogany, de l'Angélique. 

 

 

 
Le doris est pratiqué par les habitants de Lunenburg

 

 

Les plus grandes goélettes de pêche du Canada et des Etats Unis, des années 1920, se retrouvaient chaque année dans une régate et pendant 17 ans, Bluenose garda la suprématie devant ses concurrents. La seconde guerre mondiale mit fin aux goélettes à voile, le moteur diesel vint remplacer ces fins coursiers des mers. Bluenose est alors vendue et va faire du commerce dans les Antilles. En 1946, elle sombre sur un récif en Haïti. Bluenose II est la réplique à l'identique de la célèbre Bluenose. 

 

 

 
De jolies maisons colorées surplombent le port de Lunenburg

 

 

Lunenburg, une escale pour y faire les formalités d'entrée au Canada. Pendant 3 heures deux douaniers nous posent des questions, sur nos moyens de financement, sur nos escales précédentes, nos achats... Un véritable interrogatoire qui n'a pour but que de dénicher un éventuel trafiquant de drogue. Une inspection minutieuse est effectuée par le second douanier qui ouvre tous les placards pour y dénicher une possible planque.  Nous leur expliquons notre mission, nos films et livres. Le tout se passe dans la courtoisie, mais on sent le professionnalisme et la méthode quelque soit le bateau et le capitaine. Ils nous quittent avec une franche poignée de main en saluant le respect de notre aventure et le sérieux de son équipage. 

 

 

 
Bluenose et Fleur Australe, 55 mètres contre 20 mètres !!!

  

 

Bienvenue au CANADA.

 

 

A la nuit tombée, après avoir mangé des glaces et fait quelques emplettes, nous quittons le quai et laissons notre voisine Bluenose, la reine de l’Atlantique, sous un clair de Lune. Cap sur Halifax la capitale de la Nouvelle Ecosse. 

 

 

 
Loup et son chien  Betty

 

  

Le temps se gâte et vers midi la pluie et le vent fort envahissent la région. C'est sous la tempête, armé de combis de marins et de cirés que nous explorons la ville. Nous attendons Nina, notre grande fille. Elle arrive de Paris. L'équipage se retrouve désormais au complet et Loup, Laura et Marion sont vraiment très heureux de retrouver leur grande sœur. Déjà 3 ans que Nina a quitté le bateau pour poursuivre ses études et passer du temps avec sa maman. Elle est ravie de retrouver sa bannette et le bateau.

 

 

Nous levons l'ancre une fois passé le front. La mer est grosse avec une forte houle, des creux de plus de trois mètres, 25 /30 nœuds de vent mais cette grosse houle résiduelle. 

 

 

 
Nina nous a rejoint à Halifax

 

 

Les estomacs sont agités comme la mer. Marion est malade, Loup quant à lui semble plus à l'aise que d'habitude et tient le coup. Bientôt sept ans à se faire brasser, et à souffrir du mal de mer dans les mers les plus rudes, il serait temps que cela passe… Un long amarinage !

 

 

 
Plein vent arrière en route pour Saint Pierre et Miquelon

 

  

Nous faisons voile vent arrière vers Cap Breton avant de rejoindre Saint Pierre et Miquelon. 

 

La  Fleur surfe sur les vagues des quarantièmes mouvementés, elle est heureuse de porter toute sa voilure.