The Gambier Islands : Archipelago at the Ends of the Earth

Located 1,700 km – or a 3-hour and 40-minute plane ride – from Tahiti, the Gambier archipelago is the remotest island chain in French Polynesia. Its majesty resides in its deep lagoon.

 

 


Sapphire, indigo, turquoise... the vistas of the Gambiers are rich in color. And for good reason:  the archipelago, surrounded by 90 kilometers of coral reef, is made up of 14 small mountainous islands, each of them unique. The three largest are Aukena, Akamaru, and Taravai. The main island and seat of government, Mangareva, is the only island that is permanently inhabited, by a population of 1,200 people.
The islands’ lozenge-shaped lagoon offers relatively cool waters hospitable to the production of quality pearls. The Gambiers’ 129 pearl farms (owned by 14 companies) employ 1,800 workers. Tourism remains relatively undeveloped, due to the distance from Tahiti and flight costs.

The archipelago has definite potential, however. Its tropical maritime climate provides cool temperatures (12°C in July) favorable to the growth of vegetation such as coconut trees, palm trees, pandanus (screw pines), tiare flowers, breadfruit trees, grapefruit trees, and even coffee plants, which produce a unique variety that is among the world’s most flavorful. (See article by Géraldine Danon : Tuesday August 31)

The history of the Gambiers is also unique. First populated in the 18th century, they had been noticed by English pirate Edward Davis in 1687, then in 1797 by James Wilson of Great Britain, who named them after the admiral supporting his mission. It was not until 1826 that Frederick Beechey set foot on the island. In 1834, the Congregation of the Sacred Hearts of Mary and Jesus, of Poitiers, France, launched the first Catholic mission there. French explorer Jules Sébastien César Dumont d’Urville landed there four years later. The islands became a French protectorate in 1844, without ratification by the French government, and were officially annexed by France in 1881.

The Gambier archipelago has lost none of its charm since then, and its magnificent beaches remain unspoiled.

Text : Neoplanète

Jeudi 7 Juillet : Triste jeudi

4h00 du matin : Nous atterrissons à l’aéroport de Tahiti  FAA'A. A peine débarqués, les effluves de tiare envahissent nos sens assoupis. Il pleut. L’air est doux. La température agréable, 25°C. Nous sommes heureux de revenir à Tahiti, pressés de retrouver Fleur Australe, notre navire chéri. L’équipage est au complet, seule Nina manque. Elle est restée en France, cette fois-ci. Constantin nous accompagne, il est notre nouvel équipier.
Nous croulons sous les bagages, des colis en tout genre, des livres sur l’Antarctique, du matériel de plongée, une porte de frigo, des pièces de rechange pour le moteur… plein de cadeaux pour notre petit bateau, qui doit se languir de nous depuis maintenant presque trois mois.

 


5h00 du matin : On se pose dans le hall de l’hôtel Manava en attendant que le jour se lève. Fleur Australe sera mis à l’eau aujourd’hui ou demain. Philou et moi consultons nos mails. Coup de massue. Nous apprenons par le chantier Technimarine que la Fleur aurait été « visitée », ces derniers jours. Nous laissons Constantin avec les enfants et fonçons en taxi au chantier. Ce n’est pas d’une visite qu’il s’agit, mais bel et bien d’un pillage. Tout notre matériel photo, les ordinateurs, les jumelles, en bref tout l’électronique, à l’exception de quelques instruments de navigation, a été dérobé. Tous nos effets personnels ont été jetés sur le sol. La Fleur est dévastée par une tempête qui n’en est pas une. Nous sommes sous le choc, anéantis !

8h00 : Tout le commissariat de Papeete s’est mobilisé. Ils prennent notre déposition puis reviennent avec nous au bateau. On se croirait dans une mauvaise série télé. Ils portent des gants, prennent des photos. La Fleur est violée pour une deuxième fois, recouverte d’encre pour traquer la moindre empreinte. C’est désolant ! J’en veux au chantier de ne pas avoir veillé sur notre bateau. Philou est abattu, abasourdi. Il prend sur lui comme toujours avec dignité. C’est une bien triste arrivée.

10h00 : Une vingtaine de policiers s’agitent. Ils interrogent les gens du chantier. Ils mettent tout en œuvre pour retrouver les coupables. Nous reprenons du poil de la bête. Il ne faut pas se laisser abattre : lister le matériel à se procurer, tout nettoyer de fond en comble, tout laver, et oublier cet épisode traumatisant. Amélie, Dominique et Christine Bayen d’EDT, font tout leur possible pour nous aider et nous soulager. Grâce à eux, nous retrouvons peu à peu le sourire. Il n’y a pas mort d’homme. Ce n’est que du matériel ! Après la pluie vient le beau temps…

Preparing for the Next Expedition

In preparation for the next leg of our journey from New Zealand to Antarctica, I took advantage of our time in France to learn about the possibility of gathering information on iceberg locations in the South Pacific. I contacted CLS (Collecte Localisation Satellites, part of the French space agency) and Dr. Franck Mercier, a renowned satellite image processor. CLS uses altimetry to detect elevation anomalies at the ocean surface. It is able to detect objects at least 100 meters high, which in these areas, by tracking trajectories, can be identified as icebergs. CLS has worked with the organizers of the Vendée Globe round-the-world sailing race to limit competitors’ risk of entering areas in which icebergs are present. It also provided assistance during the round-the-world tours of Franck Cammas and Thomas Coville.

For our project to explore the southern part of the Pacific, we took the decision to sail through the area of icebergs. So we needed to have an idea of iceberg concentrations to determine whether some areas are too congested. We are working with maps from 2009, 2010, and 2011, which have been used for different races and records. For the moment, we aren’t able to order studies and surveys for 2012 because their cost is relatively steep. A comparative study with previous years gives us some idea of the area, however. Our field observations, providing a visual survey of icebergs, is of interest to scientists who will be able to compare them with their satellite record.

 

Position of icebergs in the South Pacific in December 2010 (CLS map)


Thanks to Fanny Ardhuin at Ifremer, we will also have access to maps indicating the ice pack boundaries each day within a degree of accuracy of about a tenth of a kilometer. She will also keep us informed about the icebergs.

 

Map of the floe edge (June 2011)


Temperature and Salinity Studies 


I returned to Brest to visit Ifremer and the Fabienne Gaillard laboratory, which is charged with monitoring the oceans. We will continue to take temperature and salinity readings for Ifremer throughout our trip, using sensors installed in the back of the boat. We will also take water samples each day, filling small flasks for later analysis.

 

 

Temperature and salinity sensor placed on the back of the boat.


Weather Readings for Météo France


The Fleur Australe is one of the boats selected to transmit weather readings. An electronic barometer will be installed on the boat, along with an air temperature and humidity sensor. We will also take wind and cloud cover readings. All of these data will be transmitted 4 times a day to Toulouse via the Iridium system.

TechniMarine Boatyard in Tahiti


The boat is ready and waiting for us at the TechniMarine boatyard. The underwater paint has been applied. We’ll be able to put the Fleur back in the water without delay and take to the sea a few days after our arrival in Tahiti.
Our baggage contains a long list of equipment, spare engine parts, books, maps, and miscellaneous gear for our journey through the southern seas.


Media Contact

Our partnership with Europe 1 radio has been renewed, and Géraldine will broadcast live during Laurent Cabrol’s program throughout the summer, and during Arlette Chabot’s program this fall.

Philippe Poupon

 

Le marché du poisson dans le Pacifique

Dans le Pacifique comme ailleurs, les populations de poissons sont menacées. Des mesures se mettent en place pour préserver la richesse locale des atolls comme Rangiroa.

 

 


Deux milliards de dollars (USA). C'est la somme qu'ont rapporté en 2007 les produits de la mer aux 22 États et territoires insulaires océaniens (Samoa américaines, Îles Cook, États fédérés de Micronésie, Îles Fidji, Polynésie française, Guam, Kiribati, Îles Marshall, Nauru, Nouvelle-Calédonie, Niue, Îles Mariannes du Nord, Palau, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Pitcairn, Samoa, Îles Salomon, Tokelau, Tonga, Tuvalu, Vanuatu et Wallis et Futuna). Dans le Pacifique, poissons et crustacés assurent non seulement l'approvisionnement et la sécurité alimentaire des populations, mais également la croissance économique.

Mais problème : le Pacifique souffre de la surpêche, et la pêche cotière est menacée. A cela plusieurs raisons : la hausse du nombre de navires pour la pêche à la senne (technique qui consiste à capturer les poissons à la surface en pleine eau à l'aide d'un filet), l’amélioration de leur rentabilité et la dégradation des récifs coralliens.

Pour pallier ces manquements, le Secrétariat général de la communauté du Pacifique (CPS) élabore des approches de gestion durable des pêcheries, notamment en renforçant la coopération régionale. Chargé de la gestion durable des ressources marines et de l'amélioration de l’éducation et la santé des populations d’Océanie, le CPS cherche aussi à obtenir un engagement politique, à associer les populations et le secteur privé, à prévoir des programmes d’études et de formation pour le personnel, à encourager l’aquaculture en petits bassins... avec le souci de préserver l'économie et les spécificités locales, comme sur Rangiroa.

Sur cette île corallienne, située à environ 350 km au Nord-Est de Tahiti, pêcher le poisson est une tradition. Rangiroa est l'atoll le plus vaste de Polynésie. Par ses dimensions (75 km de long et ses 25 km de large), l’atoll peut aussi bien exploiter la pêche en lagon que celle en haute mer-. Elle est un des plus gros producteurs de poissons lagunaires, principalement destinés au marché de Papeete, ou salés, expédiés en Amérique du Sud et en Asie. Dès la fin des années 1950, les pêcheurs de Rangiroa ont pu bénéficier de l'expansion de Tahiti en y exportant une part de leur production. Aujourd'hui, Rangiroa est peuplée de chirurgiens, rougets, napoléons, raies manta ou léopards, carangues, requins de tous types et dauphins.

Et lorsque les ressources marines ne sont pas pêchées pour la consommation, elles restent un spectacle exceptionnel pour les plongeurs passionnés de nature qui peuvent alors les observer de plus près.

Texte : Neoplanète

La raie manta, animal fabuleux

Son poids (elle peut peser jusqu'à 3 tonnes) et sa magnifique finesse ont inspiré de nombreux récits et légendes. Plongeons au cœur de la Polynésie pour en savoir davantage sur ce grand poisson si gracieux.

 

A quoi ressemble la raie manta ? Elle est noire sur le dessus avec une face ventrale de couleur blanche parfois tâchetée de noir sur laquelle sont disposés cinq paires d'ouïes. C'est un poisson pélagique, c’est-à-dire qu’il vit dans les eaux proches de la surface ou entre la surface et le fond, à l’instar de son cousin, le requin. La forme de son corps est adaptée à une nage quasi-permanente. Ses nageoires hyper développées et imposantes leur permettent de se déplacer avec une grâce incomparable : la raie manta semble littéralement « voler » à travers les eaux.

 


Autrefois, la raie manta était considérée comme un animal agressif et malfaisant. Aux Tuamotu, on raconte qu'elle empêchait les pêcheurs de remonter à la surface en s'étalant au dessus d'eux. Elle est d'ailleurs aussi appelée diable des mers, à cause de ses deux cornes en avant de la tête. Mais la raie manta est en réalité pacifique. Elle se nourrit de zooplancton (plancton animal) qu'elle capture grâce à ses cornes.

 

 

Contrairement aux raies léopards et aux raies pastenagues qui se trouvent également dans le Pacifique, la raie manta n'a pas de dard venimeux à la base de la queue. Elle n'a donc pas de moyen de défense à part la fuite. Heureusement, elle a peu de prédateurs. Seuls les orques et les grands requins peuvent occasionnellement l'attaquer si elle est blessée ou épuisée. En Polynésie, l'homme n'est pas un prédateur puisqu'elle n'y est pas consommée. Leur popularité et leur intérêt touristique a conduit le gouvernement polynésien à mettre en place des programmes de protection et à interdire leur détention en captivité. Ces espèces sont très vulnérables aux filets de pêche. Elles s'y emmêlent, se blessent et peuvent mourir. Actuellement, la raie manta n'est pas encore considérée comme une espèce menacée. Pourtant, elle se raréfie dans certains endroits du monde comme au Golfe du Mexique, probablement à cause de la concentration croissante de plancton végétal, qui déséquilibre la chaîne alimentaire, notamment en tuant les poissons et les mammifères marins.

 

Pour ceux qui ont la chance d’être à Tahiti, ils peuvent observer et admirer les raies mantas munis d'un simple masque, d'un tuba et de palmes : leur danse dans le grand bleu est sublime !

Informations complémentaires :
www.tahiti.tv/

Texte : Neoplanète

Crédits photos : Sabord 7
0 / Ludovic Savariello

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