30 décembre, le Sud du Laos

Nous prenons l’avion de Ventiane en direction de Paksé, la porte d’accès au Sud du Laos, installée à la confluence du Mékong et de la Se Don. Direction le Temple de la Montagne, le Vat Phu. Situé à la jonction de la plaine du Mékong et du Phu Psaak, une montagne considérée sacrée depuis des siècles.

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27 décembre : De Hong Kong au Laos

Quelques jours passés dans la frénésie de Hong Kong. Nous relâchons au Royal Hong Kong Yacht Club, qui n’a pas grand chose de royal à vraie dire, si je m’en tiens à l’odeur nauséabonde alentour, et aux déchets en tout genre accumulés non loin. Une grande consommation, des décharges pleines impliquent que beaucoup d’ordures partent à la mer. Hong Kong trempe sous le poids de ses propres déchets, qui s’accumulent plus vite qu’ils ne sont enfouis. La Métropole et ses 7,4 millions d’habitants ont un vrai problème de traitement des ordures, sans doute lié à l’absence d’usines de traitement suffisamment performantes et d’un manque d’intérêt pour les questions environnementales.

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Nouvelle expédition. Premières impressions

Nouvelle expédition. Premières impressions

Je suis arrivée à Hong Kong hier avec les 3 enfants, Loup, Laura, Marion et Zillia la sœur de Loup. Philou a convoyé le bateau depuis la Thaïlande avec mon ami Franck Brouillet et Béti le chien, une navigation laborieuse, contre la mousson du NE, au milieu de milliers de cargos.

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TF1, 9 septembre, Fleur Australe dans l'Océan Indien

Diffusé dans le cadre du Magazine GRANDS REPORTAGES de TF1 le dimanche 9 septembre à 13h30

Fleur Australe fête ses 10 ans autour du monde, et pour cette nouvelle expédition le voilier plonge son étrave dans les vagues mouvementées de l’océan Indien. A son bord, la famille Poupon-Danon, partie pour 5 mois d’expédition à la découverte de l’Asie du Sud.2018 09 09 fleur australe tf1 04

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Première étape, une échappée au nord du Pakistan dans les montagnes immaculées de l’Himalaya, la famille est seule au monde dans ce pays sous tension. Sur le chemin du Nanga Parbat, neuvième plus haut sommet du monde, la route est si étroite que Marion se sent d’humeur à plaisanter : « On va juste un peu mourir… ».

Après une quarantaine de 4 jours avant d’être autorisés à rentrer dans le port de Bombay, l’équipage à bout de nerf, est immergé dans la cacophonie Indienne et profite des milles et une saveur de l’Inde, le pays des épices. A Munnar, au cœur des plantations de thé, Laura et Marion se délectent d’un curry végétarien préparé pour l’occasion. « Moi j’adore manger avec les doigts » s’amuse Marion.

Au Sri Lanka, ce sont les éléphants sauvages qui impressionnent les filles car en saison des Amours, les mâles sont très nerveux, se disputant entre eux les faveurs de la femelle. « Ils se poussent, ils se mesurent »explique Géraldine à ses enfants. Et lorsque le 4×4 s’embourbe, et que la vigilance est de rigueur, Philippe ne peut s’empêcher d’ironiser : « On va se faire bouffer par un crocodile… ».

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Direction les eaux translucides et poissonneuses de la Thaïlande pour des plongées avec les requins baleines puis les îles encore vierges et inexplorées du Myanmar, l’ex-Birmanie et la rencontre avec un peuple insolite les Moken, véritables gitans des mers. Philippe y retrouverait presque ses origines bretonnes : « On se croirait au Guilvinec, mais en pleine mer. ».

Pour clore cette aventure riche en émotion, le bateau met cap au Nord, vers les côtes fragiles du Bangladesh, malheureusement menacées par la montée des eaux. Les orages se multiplient à l’approche de la mousson, et l’équipage fatigue à lutter sans répit contre la mer et les vents. Fleur Australe aussi donne des signes de faiblesse, 10 ans à parcourir le monde ont laissé des traces. Un voyage haut en couleur, des rencontres inspirantes, une découverte du monde dans toute sa diversité et sa fragilité.

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Un reportage de Géraldine DANON

Image : Géraldine DANON

Montage : Sébastien OBERLÉ

8 mai : Fin de l'expédition Océan Indien

Quelques jours passés dans les Sundarbans, à profiter de la douceur de vivre qui règne en ces lieux protégés par une belle mangrove qui ondule au gré du vent. Nous pénétrons dans les rivières, jubilons devant la beauté des bateaux en construction. « C’est la plus grande flotte au monde ! Quelle beauté ces bateaux ! » s’exclament le capitaine. Nous sommes dans le chantier de Patarghata au cœur des Bouches du Tigre. On se croirait plongé au siècle dernier, le temps est suspendu sur cette paisible rivière, au milieu de ces embarcations en bois, aux lignes épurées.

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4 mai Sundarbans. Les bouches du Gange

Le Bangladesh est construit de Limon, d’une épaisseur de plusieurs centaines de mètres. C’est un véritable radeau de limon. Ce limon apporte sa richesse, sa fertilité, aux terres, le pays était autrefois le grand grenier à riz de l’Asie. Pendant la traversée qui nous mène aux Sundarbans nous récoltons un seau d’eau que nous laissons au soleil pour montrer aux enfants ce limon qui donne à l’eau sa couleur saumâtre.

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1 er mai : Chittagong

Quelques jours au port, à régler la paperasse mais avec l’autorisation de quitter le bord même si trois hommes nous gardent nuit et jour. Un camion d’eau nous livre 2000 litres d’eau et la douche dont nous avons été privé pendant plus d’une semaine, a des saveurs de paradis. Yves Marre nous sert de guide et nous mène jusqu’à Bhatiari, dans le nord de Chittagong, où se trouve un cimetière à bateaux.  Nous traversons un bidonville de pêcheurs Hindous pour rejoindre la barque qui nous mène sur les lieux. Ils ont récupéré les chaloupes de survie des cargos à la casse, qui leurs servent de bateaux de pêche. Les enfants nous suivent, surpris de voir une famille d’étrangers les visiter.

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27 avril : Chittagong

Nous sommes arrivés à Chittagong, Bangladesh, après une rude semaine de traversée au près serré, à tirer des bords contre le vent avec une mer désordonnée qui nous a malmenés. Une des pires traversées que nous ayons eu à endurer à ce jour, sans eau douce, avec une chaleur épouvantable, un groupe qui ne fonctionne plus, des heures dans la salle moteur à tenter de réparer la pompe à fuel, des batteries mortes qui nous oblige à faire tourner le moteur en permanence pour recharger, du bruit nuit et jour pour parfaire ce tableau sympathique. Arrivés hier, à la tombée de la nuit on nous demande d’attendre au mouillage à l’entrée de la rivière, un fort courant de plus de quatre nœuds rend le mouillage difficile d’autant que nous avons une ancre de dépannage, vu qu’une pièce du guindeau nous a lâchée et que nous ne pouvons plus de ce fait, utiliser l’ancre principale, la deuxième que l’on appelle ancre de miséricorde nous a également abandonnée en Birmanie dans le port de Kawthoung. 

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