27 décembre : De Hong Kong au Laos

Quelques jours passés dans la frénésie de Hong Kong. Nous relâchons au Royal Hong Kong Yacht Club, qui n’a pas grand chose de royal à vraie dire, si je m’en tiens à l’odeur nauséabonde alentour, et aux déchets en tout genre accumulés non loin. Une grande consommation, des décharges pleines impliquent que beaucoup d’ordures partent à la mer. Hong Kong trempe sous le poids de ses propres déchets, qui s’accumulent plus vite qu’ils ne sont enfouis. La Métropole et ses 7,4 millions d’habitants ont un vrai problème de traitement des ordures, sans doute lié à l’absence d’usines de traitement suffisamment performantes et d’un manque d’intérêt pour les questions environnementales.

Il n’en reste pas moins que nous sommes heureux d’être là au pied des tours scintillantes, à deux pas du centre ville, où nous pouvons parfaire notre équipement Grand froid, certaines de nos vestes ont pris l’humidité pendant ces quelques mois en Thaïlande. Au programme, visite de la ville, le marché de Jade, Kowloon, Central, et escapade vers les Montagnes pour respirer un peu et admirer le panorama. Nous prenons le ferry pour Macao, la Las Vegas locale nous séduit d’emblée, plus calme, plus douce, colonie portugaise pendant plus de 400 ans, la ville a gardé un charme fou, elle est considérée comme le dernier comptoir et l’ultime colonie Européenne en Chine et en Asie. La nuit tombée ses buildings colorés, aux formes hétéroclites, ses palais flottants, et ses casinos sur pilotis, nous éblouissent.

Dès le lendemain nous prenons l’avion pour le Laos, première escale Vientiane, la capitale, lovée dans une boucle du Mékong, face à la Thaïlande. A peine sortis de l’aéroport, nous sommes transportés par l’odeur des frangipaniers qui embaument les rues, un régal pour les sens mis à rude épreuve ces derniers jours.

Nous partons à la découverte du superbe temple de Phat Tat Luang. Recouvert d’or, il est l’emblème du Laos on le trouve sur les armoiries nationale et les billets de banque. Les enfants écoutent attentivement notre guide qui nous explique les différents Bouddha, leurs postures qui varient en fonction des jours de la semaine. Ils recherchent leur jour de naissance pour voir à quel Bouddha ils appartiennent. « Je suis né un Lundi, je suis le Bouddha de la paix » me confie Loup en prenant des notes. Nous libérons des oiseaux de leur cage ce qui devrait nous assurer le bonheur éternel d'après la dame qui les a enfermés. Qu’à cela ne tienne, le bonheur, il n’est pas loin d’être là, en famille, à observer le Bouddha en nirvana, qui diffère un peu du Bouddha couché car ses pieds ne bougent plus et qu’il est mort, mais il dégage la même sérénité, la même force.

Au commencement de cette nouvelle aventure, je suis heureuse que nous puissions passer par ces terres, nous inspirer, nous ressourcer, auprès de ces sculptures géantes qui nous enseignent la non violence et la paix, l’impermanence, la quiétude et l’humilité… Des valeurs essentielles, qui font du bien en ces temps tourmentés. Demain nous irons vers le Sud à la découverte du Mékong.

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