Retour à Hong-Kong

Dernier jour au Laos, nous partons à la découverte du Plateau des Bolovens, à l’Est de Paksé. Le plateau s’élève entre 1000 et 1300 mètres de haut. Il est couvert de dizaines de champs de café et de thé. On y trouve un des meilleurs café au monde. Nous assistons à la récolte du café arabica et faisons nos provisions pour les quarts de nuit à venir dans cette mer truffée de bateaux de pêche et de cargos, qui réclame une vigilance extrême.
Nous poursuivons jusqu’aux chutes de Tad Ngern, au cœur d’une luxuriante forêt, c’est là qu’ont élu domicile des minorités ethniques telles que les Lavens qui ont donné leur nom au plateau. En fin de journée nous marchons dans la campagne et découvrons un petit hameau charmant où nous improvisons une partie de foot volley avec les enfants. Cette fin d’année au Laos m’a apportée la sérénité et la spiritualité dont j’avais besoin pour boucler cette année difficile qui s’est achevée par la perte de mon père tant aimé. Lao, là haut, un lien invisible entre les âmes et la vie comme me l’a fait remarquer une amie…
 
Le Mékong est source de vie, il prend sa source à 5000 kilomètres de la mer sur le plateau Tibétain et traverse le Laos sur toute sa longueur. L’approbation en 2005 du barrage Nam Theun, par la banque mondiale à ouvert la boîte de Pandore de l’énergie hydroélectrique, qui contribue à la croissance économique du pays. Malgré les protestations des pêcheurs, et du fond mondial pour la nature, six grands barrages sont en service, sept sont en constructions, douze sont prévus et pas moins de trente cinq envisagés. Ils bloqueront des routes migratoires essentielles pour une centaine d’espèces de poissons, dont le poisson chat géant du Mékong, la petite population de dauphins de l’Irrawaddy ne résistera pas non plus au barrage du Don Sahong financé par la Malaisie. Sans parler du déplacement forcé des communautés locales et de l’abandon de leur culture fluviale traditionnelle. Ces barrages modifient également le débit du Mékong essentiel pour la reproduction des poissons et pour la subsistance de millions de personnes. Inquiétant, même si il est vrai que l’hydroélectricité reste une source d’énergie relativement propre et que ces barrages sont indispensables à la croissance économique du pays.
 
A l’aube nous reprenons l’avion et retrouvons notre fier navire, au pieds des buildings, nous avons rendez vous avec Felicity une jeune chinoise qui nous apprend à faire des Dumplings, puis nous prenons le tramway pour découvrir cette ville étonnante et surexcitée. « La porte de l’encens » c’est ainsi que l’on nommait autrefois ce rocher quasi inhabité par lequel des générations d’aventuriers anglais firent transiter des cargaisons d’opium avant de céder la place aux businessmen en tout genre. Devenu l’un des centres du capitalisme en Asie Hong Kong est revenu dans le giron Chinois en 1997 avec un statut particulier, de plus en plus soumis au pouvoir central, même si la ville cultive son identité particulière. La folie de Noël passée, nous commençons à trouver nos marques dans ce New York de l’Asie. « Hong Kong est un des monstres sacrés de l’univers » écrivait Joseph Kessel. Il est vrai qu’une force indéniable se dégage des lieux. Demain nous irons à la découverte des îles alentours.
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