Lundi 21 juin : Cow Bay

Hier 20h00 : nous prenons la mer. Le vent s’est levé. La mer s’est formée. Elle est en colère. Je parviens à endormir les petites. Dans la cabine avant c’est les montagnes russes. Philou est obligé de tirer des bords pour avancer. Vers 2h00, le vent tourne et nous permet de faire la route directe. La houle est encore bien là. Nous passerons la nuit ainsi à subir cette houle de face.

L’Alaska est décidément bien difficile à quitter. Nous ne sommes plus à l’abri des îles dans les canaux. Nous marchons à 4 nœuds,  contre le vent, la mer et le courant.

8h00 : Nous sommes enfin au Canada. Nous croisons quelques cargos qui émergent de la brume comme des vaisseaux fantômes, plusieurs bateaux de pêches. Le vent a mollit, la mer se calme. Nous marchons à 6 nœuds. Une petite pluie fine et pénétrante vient parfaire ce paysage lugubre, gris. Au loin nous apercevons les premières îles canadiennes.


Les enfants à Cow Bay

 
12h00 : Nous sommes dans le chenal d’accès pour Prince Rupert « La ville arc en ciel », celle du Canada où il pleut le plus. C’est de là que lui vient ce joli surnom. Environ 2,50 mètres de précipitations chaque année. Nous sommes escortés par deux remorqueurs et comble du bonheur il ne pleut pas. Le ciel nous offrirait-il un arc en ciel ? Treize milles habitants vivent dans ce port en eau profonde. Port de pêche et de commerce du Pacifique.

15h00 : Nous relâchons dans Cow Bay. Ici tout est à l’effigie des vaches : les enseignes, les bittes d’amarrage, les drapeaux, les tasses, les assiettes… Les habitants, beaucoup d’amérindiens, des chinois, des canadiens. Nous mangeons un gâteau au chocolat dans un petit café sur le port, qui vu sa taille ne tarderait pas à me transformer moi aussi en vache si je venais à rester un peu trop longtemps par ici !

 

Texte rédigé par Géraldine Danon

nutriset 250

Les 100 derniers billets du Carnet de bord