Lundi 28 juin : En mer

21h00 : Génois, grand voile artimon hissé. Nous faisons route vers l’île de Vancouver. Un vent de 25 noeuds de sud contre nous,  nous sommes au près. Les grains se succèdent. Je tente d’endormir les petites à l’avant mais ça bouge beaucoup. Marion est malade. Nous nous entassons toutes les trois dans une petite bannette à l’arrière. C’est autour de Laura de vomir tout ce qu’elle peut. Elles finissent par s’endormir. Le vent forcit. Philou enroule le génois et hisse la trinquette. Je ne parviens pas à trouver le sommeil. Les petites ne m’en laissent aucune chance.

6h00 : Nous marchons à 7 nœuds mais nous ne faisons pas la route, sommes à 15° d’elle. Plus que 75 milles jusqu’à l’entrée de l’île. Mais au près c’est long. J’ai mal à la tête. Il pleut. Les petites dorment malgré tout, cela me rassure. Vers 7h00 elles se réveillent et pendant les 6 heures qui vont suivre, Marion est malade. Philou affale l’artimon, prend un ris dans la grand voile. Plus de 25 nœuds de vent. Mer agité à forte. Les enfants et Kate sont dans leur bannette. Je souffre de voir Marion malade, c’est encore un bébé et surtout elle n’est pas bien grosse. Ceux sont toujours des moments difficiles pour moi. Je suis barbouillée. Philou nous donne à tous des petits bracelets en laine, sensés appuyer sur un point d’acupuncture pour lutter contre le mal de mer. Cela n’a malheureusement aucun effet sur Marion. Temps pluvieux.

 


Les enfants


13h00 : Nous sommes à 50 milles de l’entré de l’île de Vancouver. Relâchons pour déjeuner. Nous aurions du prendre le Queen Charlotte Strait pour nous mener directement sur l’île de Vancouver mais nous avons fait cap à l’est et nous sommes maintenant au nord de celle ci. Le paysage a radicalement changé. Nous pourrions être aux Antilles dans les îles Vierges, la brume mise à part. Des roches claires escarpées, de gros cailloux, une superbe plage de sable blanc avec un mystérieux ponton en bois flotté, nous ne saurons jamais où il mène. L’eau est claire, il pleut des trombes d’eau. Après un bref déjeuner nous poursuivons notre route.

 

Texte rédigé par Géraldine Danon

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