Mercredi 30 juin : Nimmobay

4h00 du matin : Nous traversons le Queen Charlotte Strait pour nous engager dans les Fjords de la Colombie Britannique.

10h00 :
Nous embouquons un long fjord d’environ 5 milles de long. Les baies et les îles se succèdent. Quelques passages étroits. Le courant est puissant. La mer est polie comme un miroir. L’eau est vert bouteille, elle est  le prolongement des immenses forêts de sapins qui s’y reflètent.

Rien ne semble troubler la fragile tranquillité de ces lieux magiques. Quelques cheveux d’anges sont suspendus délicieusement aux branches des sapins. Des gouttes de pluie aussi légères que le reste du paysage font des ricochets sur l’eau. Les cumulus s’accrochent aux sommets enneigés que dévoile un horizon verdoyant. La grâce a du vampiriser l’atmosphère d’un coup de baguette magique. C’est grandiose, délicat et fort. Au pied du Mont Stephens, nous pénétrons dans le Mackensie Sound. 

Le soleil se glisse subrepticement et  vient caresser la Fleur de sa douceur. Soudain le paysage s’emballe, nous arrivons sur des rapides et la Fleur se fait légèrement brasser, un nuage d’embruns nous enveloppe de sa fraîcheur vivifiante. Nous débouchons finalement, à quelques milles de là sur une petite baie qui abrite un élégant lodge. Nous accostons au ponton de Nimmobay. Nous sommes accueillis comme des princes par un charmant couple. Dans l’après midi, toute la famille part faire un tour en kayak puis profite de la cascade d’eau gelée. Nos hôtes nous mettent en garde devant le grand nombre d’ours brun qui rôdent dans les parages. Deux chiens sont là pour nous protéger d’une éventuelle attaque d’un de ces plantigrades. Le Lodge est magnifique, parfaitement intégré dans son environnement, tout en bois, ils vivent en parfaite harmonie avec la nature, produisent  leur propre électricité  grâce à la cascade, pas de générateur,  pas de pollution, un silence absolu… En dehors des propriétaires qui sont venus préparer les lieux pour la réouverture estivale, il n’y a que nous.  Ils nous ont invités à dîner ce soir au coin du feu. C’est une escale rêvée, un petit coin de paradis et de bien être.

 

Devant les rapides

 



Exploration en kayak
 

Texte rédigé par Géraldine Danon

 


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