Samedi 3 juillet : baie de Bear Bright

10h00 : nous mouillons dans la baie de Bear Bright, une petite exploitation forestière. C’est samedi, personne ne travail, nous en profitons pour descendre à terre. Nous sommes immédiatement invités par le chef de chantier, à prendre le café. Il est ravi de nous accueillir, avec ses amis.

 


Géraldine devant des billes de bois

 

 Le soleil brille, le ciel est d’un bleu limpide, ils nous régalent de toutes sortes de cookies et autres donuts. Ils nous posent toutes sortes de questions. Comment les enfants suivent les cours, où allons nous, comment c’est déroulé le passage du nord ouest, avons nous eu beaucoup de glace. Après avoir visité l’exploitation, nous finissons par prendre congé de nos ôtes et reprenons la mer. C’est l’été ! Cela fait longtemps qu’il n’a pas fait aussi chaud et c’est bien agréable. A observer le paysage, on peut constater que sur des parcelles entières, les arbres ont été coupés. Par endroit, ils viennent d’être replantés, à d’autres, ils repoussent déjà. Mais combien d’espèces ont été replanté ?

 

Avec nos amis de Bear Bright


17h00 : Nous embouquons les Dent rapids, un goulet avec un très fort courant, 8 nds, au plus fort de la marée. Nous entrons dans le Devils hole, (le trou du diable), Philou fait tourner la barre dans tous les sens, nous sommes en plein milieu des tourbillons. La mer semble avoir perdue la raison, elle erre dans tous les sens, elle a perdu sa sérénité habituelle, elle est en proie à toute sorte de tourments profonds. Quelques milles plus loin, nous croisons d’autres maelströms, les Arran rapids. Le paysage est toujours aussi spectaculaire. Notre cœur bat au rythme de l’univers.

 

Texte rédigé par Géraldine Danon

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