Mercredi 7 juillet : Vancouver

13h00 : Rapide visite de Chinatown, Loup s’étonne devant les peaux de rats. Les étales explosent de couleurs et d’épices en tout genre. Nous remplissons nos petites obligations inhérentes au passage en ville (course, linge, poste), puis levons l’ancre en direction de Sydney sur l’île de Vancouver. C’en est définitivement fini des polaires, doudounes, bonnets, et autres couvertures.

Il fait très chaud, un soleil éclatant se reflète dans les tours d’argent. Cela faisait bien longtemps que la Fleur n’avait pas pris un vrai bain de soleil. Demain, elle a rendez vous à 15h00 au chantier Canoe Cove Marina de Sydney, pour se refaire une beauté.  Sortie de l’eau, carénage et antifouling, sa coque ressemble à un vrai jardin botanique.

 


English Bay à Vancouver


Elle sera entre de bonnes mains, le chantier est réputé, il a 40 ans d’expérience. En France, Philou a acheté un appareil Ultrasonic qui émet des ultrasons sensés empêcher la formation d’algues, de coquillages et d’anatifes. C’est inoffensif pour l’homme et pour l’environnement. Ce système a reçu le prix de la meilleure innovation maritime en Angleterre. Demain nous poserons aussi la nouvelle hélice avec des pales repliables pour aller plus vite. Voilà qui devrait améliorer les performances de la Fleur et lui permettre, d’ici un mois, de voler à travers le Pacifique pour rejoindre les Marquises. C’est curieux, de voir les enfants torse nu, se balader sur le pont, j’en avais perdu l’habitude durant tout ces mois de navigation dans les hautes latitudes. Cela donne à la Fleur un petit air de vacances et de légèreté qui n’est pas désagréable. Pour fêter l’été, nous faisons une halte à English bay et prenons un bain de mer au milieu des véliplanchistes et des cargos. Des dizaines de voiliers régatent et virent de bord au ras de la Fleur, le spectacle est magnifique.

 


Régates devant Vancouver


La température de l’air est de 30°, la température de l’eau est de 20°. Nous sommes, à cet égard, équipés par le centre IFREMER de Brest, Fabienne Gaillard, la responsable du département température et salinité nous a muni de capteurs qui mesurent et enregistrent automatiquement la date, l’heure, la pression, la température et la salinité de l’eau. Ils sont placés sur le tableau arrière du bateau et reposent sur des supports immergés. Nous les expédierons de Los Angeles et nous les remplacerons par des nouveaux capteurs que nous avons à bord, nous y joindrons notre journal de bord afin qu’ils puissent faire le lien avec notre trajet.

 

Texte rédigé par Géraldine Danon

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