21 Mars : Fleur Australe en réparation

Notre navire a besoin de réparation. Voilà dix ans que nous sillonnons la planète et nous avons parcouru plus de 90 000 milles nautiques. Une sacrée distance d’un pôle à l’autre en passant par les tropiques. Fleur Australe a résisté aux tempêtes, aux échouages et autres petits bobos. Nous n’avions jamais été arrêtés par des problèmes techniques et nous avons toujours pu effectuer le programme prévu ce qui est un exploit digne d’un bon bateau bien né et bien préparé. 

2019 03 21 fa 04Ici au Japon, nous avons dû effectuer une réparation sur l’arbre d’hélice. La portée des joints qui font l’étanchéité a dû être usinée. Nous avons été forcés de sortir le bateau de l’eau et de retirer l’arbre d’hélice. Nous avons été contraints de nous y reprendre à trois fois, trois sorties de l’eau sous un travel-lift. Mais finalement après des réglages effectués par des spécialistes, les problèmes ont été résolus et la Fleur peut voguer vers le nord, vers l’île d’Hokkaido.

500 milles à effectuer entre Tokyo et Hokkaido. La météo est favorable avec des vents assez forts mais venant de terre et au portant. Le trafic à la sortie de la baie de Tokyo ressemble à une autoroute de poids lourds. Ils sont nombreux en cette fin de journée à quitter la mégapole et ses 20 millions d’habitants. Ils partent vers d’autres villes japonaises où vers des pays lointains.
Le vent est soutenu d’environ 30 nœuds. Nous naviguons à quelques distances de la côte montagneuse. Des « Williwas », vents catabatiques qui descendent de la montagne nous atteignent et une rafale à plus de 40 nœuds gonfle les voiles. Sous la pression de ce vent portant, la bôme se brise d’un coup. Il faut rouler le génois et affaler la grande voile.
L’espar est maîtrisé et nous hissons la grand voile à 3 ris et déroulons la trinquette. Nous pouvons continuer vers Hokkaido pour y effectuer la réparation.
La bôme a pourtant encaissé des tempêtes, mais le vieillissement du matériel se fait sentir. Nous l’avions renforcé en Nouvelle Zélande avant notre expédition vers l’Antarctique.

16 mars
Fleur Australe s’amarre dans le port de Muroran. Ça sera notre dernière escale japonaise avant de nous lancer vers les îles Kourile et la péninsule de Kamchatka. Préparation pour une nouvelle expédition. Sécurité du bateau, réparation de la bôme, ravitaillement et étude de la météo. Nous partons pour une région sauvage où le froid, la neige et la glace sont encore très présents. Le printemps pointe son nez mais l’hiver n’a pas dit son dernier mot. Fleur Australe se prépare pour cette nouvelle aventure.

19 mars, quelques délicieux jours passés à Niseko sur l’île d’Hokaido le temps que la bôme soit réparée, c’est la fin de la saison mais nous avons réussi à skier un peu, pendant l’hiver c’est le paradis du ski ride, la poudreuse est dense et profonde ce qui attire de nombreux touristes, en particulier Australiens. Nous retrouvons fleur Australe, la bôme est réparée, soudée et renforcée, les gars du chantier nous aident à la remettre à bord, il fait très froid dans le bateau, le chauffage est en panne depuis le début de cette expédition, cela ne nous avait pas vraiment gênés jusque là, nous dormons en doudoune et bonnet, retrouvons nos habitudes polaires ce qui n’est pas pour me déplaire. Ce soir nous appareillons pour les îles Kouril mais la météo nous obligera sans doute à faire une dernière escale au Japon pour attendre de meilleures conditions. Les prévisions pour les jours à venir ne sont pas réjouissantes. Nous ressortons les vêtements grands froids et essayons nos combinaisons de survie, Laura prend celle de Loup, Marion celle de Laura. Le temps passe et les albatros volent. Ce matin il neige.

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