Fleur Australe a quitté Puerto Montt

Quinze jours de préparation, c’est le temps qu’il nous aura fallu pour caréner le bateau, effectuer les milles et une petites bricoles, faire appel aux techniciens pour réparer l’ordinateur, mais aussi la chaudière ou encore réviser certaines pompes ou le moteur de l’osmoseur, faire les courses à travers la ville en empruntant soit les bus ou les taxi collectifs.

 

 

 

 

 

Un départ en expédition c’est comme un départ pour la Lune. On doit avoir un navire préparé dans ses moindres détails et ne rien oublier en pièces et matériel de rechange. De France, nous avons expédié un enrouleur de trinquette et une plaque de cuisson, celle qui nous avait lâché l’année dernière, dans les canaux. Il a fallu se battre avec la bureaucratie chilienne et principalement la douane pour leur fournir les papiers nécessaires à une importation. Il manque toujours un papier, un tampon et de coup de fil en rencontre avec le transitaire, nos objets tant convoités sont arrivés à bord quelques heures avant le départ.

 

 

 

 

Nous avons rempli le congélateur de saumon frais ou encore de coquillages, poulpes et autres crabes. Nous sommes dans une région riche en toute sorte de poissons et crustacés et il ne fallait pas rater cette opportunité. 

 

 

 

 

La Fleur, belle comme une demoiselle, préparée pour un long voyage, a largué ses amarres à la nuit tombée. Le vent est fort et de sud, la direction où l’on se dirige. Elle en a vu d’autres et elle pique fièrement son étrave dans les moutons blancs qui recouvrent la baie. Nous zigzaguons entre les parcs à poisson et les filières de moules. Nous attendons quelques heures, mouillés à l’abri d’une ile avant de nous élancer dans un golf ouvert au vent et à la houle et de rejoindre la cote de l’ile de Chiloé. Quelques heures d’un repos bien mérité et nous levons l’ancre pour gagner Quemchi, un petit village chilote ou nous avions relâché l’année dernière.

 

 

 

 

L’activité tourne autour de l’élevage de moules et du saumon et on ne peut résister à acheter encore quelques poissons frais. L’ambiance est calme et sur la plage les bateaux se reposent ou attendent une réparation avant de reprendre la mer.

Le vent est devenu plus disposé à nous laisser reprendre tranquillement notre route vers le sud, cap sur Puerto Williams, à 900 milles.

 

 

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