Canaux de Patagonie

Des milliers d’iles, autant de chenaux, de fjords. Un labyrinthe de plus de 1500 kilomètres qui s’étend de Puerto Montt à l’ile du Cap Horn. Au cœur des 40 ème et 50ème, ils sont uniques au monde par leur grandeur, par leur isolement, par leur climat pluvieux et très venté.

 

 

 Puerto Eden, village de pêcheur isolé au milieu des canaux

 

 

Mais ailleurs, ce n’est que désert, sommets enneigés, glaciers qui se jettent dans la mer. C'est un monde étrange de rudesse, où on peine à croire qu’il y a encore un peu plus de cent ans vivaient des indiens, vêtus de peaux de bête, s’enduisant le corps de graisse de baleine pour résister aux températures souvent négatives et à la pluviométrie la plus importante de la planète.

 

 

Ernesto achète araignée et poisson fumé

 

 

Voilà le décor que nous venons de parcourir en un peu plus d’une semaine. On pourrait y séjourner des mois à visiter ces fjords tous plus beaux et intrigants les uns que les autres. On s’amuse à parcourir la carte, promenant son doigt et découvrant des noms qui vous glace le dos, Seno Purgatorio (fjord du Purgatoire), Punta Rescue (pointe du sauvetage), Caleta Inutil (creek inutile), Golfe des Penas (golfe des peines). 

 

 

San Pedro protège les marins 

 

 

Fleur Australe a trouvé refuge à Puerto Williams. Dehors c’est la tempête avec des grains neige. Nous sommes au mois de décembre, dans quelques jours l’été.

 

 

A Puerto Eden, on construit des bateaux de pêche 

 

 

L’activité tourne autour de l’élevage de moules et du saumon et on ne peut résister à acheter encore quelques poissons frais. L’ambiance est calme et sur la plage les bateaux se reposent ou attendent une réparation avant de reprendre la mer.

Le vent est devenu plus disposé à nous laisser reprendre tranquillement notre route vers le sud, cap sur Puerto Williams, à 900 milles.

 

 

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