Arrivée à Ushuaia

Arrivée Ushuaia hier après un long voyage depuis Paris en passant par Buenos Aires. Le vent est au rendez-vous : près de cinquante nœuds. Philou et Ernesto nous attendent à l’aéroport. Nous sommes heureux de retrouver notre bateau et les enfants s’en donnent à cœur joie. Fleur Australe reprend bien vite ses allures de terrain de jeux sous l’œil amusé du capitaine qui s’est donné tant de mal pour nous accueillir en la faisant toute belle. 

 

 

 

 

D’ordinaire nous rejoignons Ushuaia après de longs mois de solitude et la ville m’apparaît presque comme une oasis car je retrouve la civilisation après l’abstinence, et une certaine idée du confort qui en résulte. Il m’apparaît clairement aujourd’hui que le vrai luxe c’est bien l’éloignement de toute civilisation, la sobriété et l’isolement auprès des miens, coupés de tout et débarrassés du superflu du quotidien qui nous éloigne chaque jour un peu plus de l’essentiel.

 

 

 

 

Du même coup, arrivant cette fois ci de la ville, Ushuaia me paraît à la limite du supportable, magasins en tout genre, bateaux en partance pour ailleurs attendant des plages météos favorables, marins cherchant l’embarquement. La ville est bruyante et d’année en année de plus en plus encombrée, profitant allègrement de son statut de ville la plus australe pour arnaquer le pauvre touriste en quête de sensation forte et de l’équipement qui va avec. Ambiance de fin du monde peut être, mais je me passe bien volontiers de ce monde-là. 

 

 

 

 

Ainsi nous bouclons nos derniers achats, le plus rapidement possible, un gros jambon, des œufs, le plein de pâtes… Sans oublier une jolie rencontre avec le Père Noël du Pôle Sud, pour plaider la cause de nos chères petites têtes blondes, afin qu’il ne les oublie pas même au fin fond de l’Antarctique.

 

 

 

 

Après des formalités douanières à n’en plus finir. Nous prenons la mer vers 4h00 du matin pour filer vers Puerto Williams, au Chili, escale obligatoire puisque nous empruntons les eaux Chiliennes. A peine l’ancre jetée, nous voilà de nouveau à la préfecture puis à la douane. Loup me fait remarquer qu’il a la sensation de n’avoir fait que cela depuis notre arrivée. Ce n’est pas faux et nous devons être tous présents à chaque fois. Mais c’est le prix à payer pour voguer rapidement vers le paradis blanc. C’est ce que nous devrions faire dans la soirée si le capitaine arrive à résoudre les derniers soucis d’informatique qui lui empoisonne la vie depuis quelques jours. Inch’Allah !

 

 

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