Vendredi 28 déc : Caleta Brecknock

Ici les arbres ne poussent pas. La roche est à nue, lisse, grise, laissant échapper des cascades d’argent. C’est un chaos de masses rondes, de boursoufflures imposées par les forces  terrestres. Les glaciers sont passés ici, laissant des griffures sur la pierre. C’est un paysage minéral. Seule l’eau qui tombe du ciel en une pluie lourde, dévale les pentes et se mélange plus bas à celle sombre de la baie.

 

 

Le soleil a du mal  à percer les épais nuages


Caché entre les rochers, un petit bateau néozélandais est venu trouver abri pour échapper à la tempête qui souffle dehors. Ils viennent du nord, de Puerto Montt et s’en vont vers Puerto Williams. Un petit oiseau blanc, baroudeur, qui a traversé le Pacifique passant par Tahiti pour échapper aux 40 ème rugissant. Il s’en va vers les Falkland et le Brésil.

 

 

Les canaux, une succession de caps et de baies


Nous levons l’ancre avant que la nuit s’enfouisse dans ces montagnes. Aujourd’hui la lune ne viendra pas éclairer notre route dans le labyrinthe des iles. Elle reste cachée derrière la masse nuageuse trop sombre pour laisser passer la moindre lumière. Le baromètre a dessiné sur le rouleau de papier une vague creuse qui annonce la dépression. Le vent souffle fort, la mer s’agite, se brise sur les rochers, notre petite Fleur saute les vagues, elle tangue, roule. Nous partons vent arrière dans le Canal Cockburn.

 

 

Les ibis et leur bec reconnaissable

 

 

Loup et Ernesto dans un décor minéral

 

 

Loup sur son cheval à Canasaka

 

 

Un mouillage du bout du monde

Les 100 derniers billets du Carnet de bord