Lundi 7 janvier : Danse avec les nuages.

Le spectacle est permanent, pas de pose, pas d’entracte. On pourrait l’appeler le ballet des nuages. Ce sont eux qui entrent en scène dès le matin, quand le soleil n’est pas encore levé. Ils sont là, mouvants, se déplaçant à la vitesse du vent qui va leur donner vie.

 

Danse avec les nuages

 

Le vent souffle fort sur le lac

 

Les montagnes de la cordillère des Andes organisent le scénario du film qui se déroule devant nos yeux. Ils viennent de l’océan Pacifique où ils se sont nourris en humidité. Ils arrivent chargés comme de grands vaisseaux volants. Après avoir parcouru des milliers de kilomètres à travers les océans, ces nuages viennent butter sur la chaine de montagne qui parcourt l’Amérique du Sud jusqu’au Cap Horn.

 

Les trois tours de granit apparaissent enfin!

 

Le Torres Del Paine fait partie de cette barrière où viennent s’écraser ces monstres.

 

Le Torres Del Paine se dévoile

 

Une statue naturelle, sur fond de Torres Del Paine. Un hommage aux indiens disparus

 

Dans les canaux de Patagonie ils déversent des trombes d’eaux, essayent de se faufiler à travers les cols, dévalent les glaciers, contournent chaque obstacle. On les voit se transformer, se fondre, disparaître, réapparaitre tels des fantômes. Ils prennent des formes incroyables, des galettes superposées, des champignons bourgeonnants ou rouleaux lourds et noirs que l’on sent prêt à éclater. Ils vont ainsi continuer leur route vers les plaines patagoniennes. Ils ont perdu de leur force, laissant dans leur sillage les montagnes enneigées. Ils s’en vont le cœur léger, en petit cumulus, parcourir ces immensités mais ne laissent aucune goutte de pluie sur leur chemin. Sous eux, la terre est sèche, aride, seul le vent continu son chemin dans cette steppe désolée.

 

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