Mardi 8 janvier : Dernier tour au Torres Del Paine.

Le temps est maussade et les tours ne daignent toujours pas se montrer. Le parc a été classé réserve de la biosphère par l’UNESCO depuis 1978. Nous partons à l’assaut du plateau qui se trouve juste en face des tours pour tenter de dépasser la barrière nuageuse et apercevoir les divas. Elles apparaissent effectivement l’espace d’un soupir puis s’éclipsent de nouveau derrière un voile immaculée, nous laissant là, frustrés, dans l’attente d’une nouvelle apparition.

 

Le Torres del Paine gardera son mystère

 

La Torres Del Paine s’élève à 3 000 mètres au-dessus de la plaine patagonne. Le parc s’étend sur 181 000 hectares. Avant sa création en 1959, le territoire était occupé par une immense estancia spécialisée dans l’élevage de moutons. Les lieux portent encore les séquelles de la surexploitation pendant plus d’un siècle, des prairies des forêts et de la faune. Sur le chemin du retour, nous croisons des troupeaux de guanacos. Ils paissent en toute tranquillité. Leurs prédateurs naturels, les pumas, ne peuvent les approcher sans être vu. Il y a eu plus de dix années de protection contre les braconniers, c’est pour cela que l’on peut les approcher sans qu’ils ne se sauvent. Le vent souffle fort, un putois traverse la route. Une soudaine ondée nous surprend qui laisse vite place à un soleil radieux et oh ! comble du bonheur les tours mystérieuses resplendissent  de clarté et s’offre à nous sous leur meilleur jour en signe d’adieu.

 

Un dernier clin d'oeil de ces montagnes envoutées

 

Il est temps de regagner le bateau. A Puerto Consuelo le vent souffle 30 nœuds. Un plein de frais, la douane et nous lèverons l’ancre demain matin. Cette petite escapade à terre a fait beaucoup de bien à l’équipage.

 

Retour à Puerto Consuelo, notre mouillage.

Lumières du  soir sur Puerto Consuelo.

 

De belles fleurs pour la petite Fleur Australe.

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