Dimanche 13 janvier : Puerto Eden

8h00

Réveil dans la jolie petite baie devant Puerto Eden.

 

Puerto Eden, petit port de pêcheurs avec ses maisons au bord de l'eau

 

Une baie bien abritée

 

Les maisons sont réparties autour de la baie, environ 100 habitants

 

Nous passons à la préfectura, mais oh comble de bonheur, ils ne se soucient guère de nous : « No se nécessita pasar, no hay problema ». Il semblerait que Puerto Eden porte bien son nom. Nous débarquons, sommes accueillis par Juanito qui aussitôt nous accueille chez lui. Nous lui achetons deux araignées pour le repas du soir. Passage obligatoire au supermercado qui n’a de super que l’ambiance qui s’en dégage mais aucunement sa taille, ni ce qu’on y trouve, mais fort heureusement le bateau qui revient de Puerto Mont doit passer dans la soirée.

 

Le supermarché à la taille du village !

 

Nous sommes à court de fruits, n’ayant pu nous approvisionner correctement à notre départ de Puerto Natales en raison des problèmes avec les indiens Mapuches. Une petite centaine de personnes vivent dans ce délicieux petit village du bout du monde qui n’est accessible que par bateau pour les quelques aventuriers qui viennent se perdre dans ces contrées australes. Il est vrai que nous ne sommes pas dérangés au mouillage. Il y avait là un petit bateau uruguayen qui prend bien vite le large pour rejoindre Puerto Williams. La vie s’écoule paisiblement au rythme de la pêche qui représente leur principale ressource, notamment l’exportation de centollas décortiquées. L’autre côté de la rive abrite les trois dernières familles d’indiens de Patagonie. Nous partons à leur rencontre et sommes accueillis avec beaucoup de chaleur. On nous invite immédiatement à boire le thé à la menthe fraiche qui pousse par ici.

 

Acceuil chez les indiens, dans une famille de pêcheur.

 

Marion se fait un copain de son âge, Sebastian, très empressé, il lui offre une rose blanche, lui tient la main lorsqu’il nous accompagne jusqu’à l’église. Tornado le fils ainé est parti à la pêche depuis deux jours, mais la marée rouge leur pose de gros problèmes, plus aucun mollusque n’est comestible depuis quelques mois en raison d’une toxine qui pollue les eaux entre Puerto Eden et Punta Arenas. Il ne leur reste que les araignées et l’artisanat pour les quelques touristes qui passent la journée avec les cargos. Il fait bon vivre par ici, surtout qu’aujourd’hui le soleil brille. Nous faisons le tour de l’île.

 

Le beau temps est avec nous. Balade sur le chemein de bois qui parcours le village.

 

Si Puerto Eden est le bout du monde, les habitants jouissent de tout le confort moderne, internet, télévision satellite, éolienne et panneaux solaires, ce qui contraste avec le côté plus que sommaire de ces petites maisons colorées faites de bric et de broc. Avec un nom comme ça Puerto Eden se devait d’être une escale au paradis. C’est le cas.

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