Lundi 14 janvier : Le cargo Evangelista

20h00 hier

Le cargo tant attendu fait son entrée aux dernières lueurs du soleil.

 

Le bateau ravitailleur arrive dans la baie.

 

Il mouille dans la baie à quelques mètres du quai. Tous les bateaux de pêche colorés sont là autour du grand bateau rouge, ils attendent. Les portes arrières s’ouvrent soudain et tout se passe dans une absolue précision, les rares passagers montent, les pêcheurs donnent leur butin, les autres déchargent leurs fruits et légumes.


L'Evangelista au mouillage débarque hommes et vivres.

 

Les lanches s'aglutinent à l'arrière du bateau.

 

21h00

Juanito vient nous chercher, ça se passe de l’autre côté du village, chez Natalia l’indienne. La scène vaut le détour, fruits à gogo rapportés de Puerto Montt par sa sœur. Toute la famille est là et ça papote joyeusement. Il y a du miel, des pastèques, des brugnons. La grand-mère a une vraie gueule d’indienne burinée comme on en voit dans les films. Nous faisons le plein de fruits. Je n’ai jamais eu autant de plaisir à faire les courses.


La grand mère indienne.

 

9h00 ce matin

Petit tour au village pour récupérer du bon pain bien chaud chez Suzanna. Elle décortique des araignées avec ses filles devant la télé. Elle m’explique qu’ils sont les derniers descendants des indiens Kawesqar qui vivaient entre le Golfe de Penas et le détroit de Magellan il y a 6000 ans. Ils étaient vêtus de peau d’animal et se nourrissaient de phoques, de baleines et de lions de mer. Nous invitons Sebastian et Clara les plus jeunes de la famille qui ont respectivement l’âge de Marion et de Loup, à déjeuner à bord. Clara me raconte qu’ils sont huit enfants à profiter de la superbe école de Puerto Eden et qu’il y a trois professeurs.


Des passerelles en bois parcours le village

 

Le village est pourvu de panneaux solaires et d'éoliennes pour l'éclairage publique.

 

15h00

Nous levons l’ancre. Le soleil brille de tous ses feux. Quelques indiens sur le rivage nous font de grands signes de la main. Adieu Puerto Eden. Petit arrêt baignade entre les îlots. La température de l’eau est montée à 13°. C’est Byzance !


Barques échouées

 

20h00

Dans la nuit nous abandonnerons les canaux l’espace de 100 miles pour retrouver le grand océan Pacifique et le redoutable Golfe de Penas qui a vu souffrir plus d’un marin en raison de la grande houle venant du sud-ouest qui rencontre ses eaux. Mais il semble que les conditions soient bonnes. Nous faisons voiles vers Chiloé.

 

Les 100 derniers billets du Carnet de bord