Vendredi 18 Janvier : Puerto Cisnes

Hier 16h00.

 

Nous relâchons à Puerto Cisnes, petite station balnéaire traversée par une rivière. La température extérieure a considérablement augmenté, s’en est fini des polaires. Celle de l’eau aussi, elle dépasse les 15°C. Le Capitaine a envie d’une bonne bière. Voilà qui nous fait un objectif qui s’avère finalement bien difficile à mesure que nous parcourons la ville de long en large sans pourtant trouver l’ombre d’un bar ou d’une quelconque taverne ouverte.

 

 

Les pompiers de Cisnes. La zone est en danger pour les incendis.

 

 

 

Les maisons typiques avec les tuiles en hêtre.

 

 

Les bateaux de pêche colorés scintillent aux derniers rayons du soleil, quelques chevaux broutent la pelouse. Nous croisons quelques rares habitants dans ce petit village perdu du détroit de Puyuhapi qui abrite pourtant 2500 âmes. Ici le temps semble suspendu. Nous achetons du bon pain frais et du poisson (saumon et merluza) à la poissonnerie du village. Je me hasarde à demander une ultime fois s’il y aurait un éventuel bar pour qu’un pauvre capitaine éreinté par de longues journées de mer puisse boire une bière. La poissonnière qui finit par avoir pitié de nous appelle l’épicière du coin qui improvise sur la place des pompiers une petite table et quelques chaises pour nous servir à boire discrètement car ça lui est interdit : « je vous sers dans des verres mais je ne peux pas laisser la canette sur la table » m’explique-t-elle gentiment.

 

 

Fleur Australe au milieu des bateaux de pêche.

 

 

 

Les pêcheurs sillonent la baie.


Rassasiés, nous regagnons le bord, la lumière est magique, elle enveloppe le paysage d’un voile orangé. La houle est grosse, il est bien difficile de grimper dans l’annexe. Un chaland accoste. Une famille de Chiliens attend, le mari embarque, jette un dernier regard aux siens et le chaland repart aussitôt vers le large nous ouvrant le passage pour retrouver Fleur Australe. Mais le mouillage est rouleur, nous appareillons au plus vite et filons vers les terres de Puyuhuapi à quelques milles.

 

Ils sont fiers avec leur belles couleurs.

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