Dimanche 20 Janvier : La Chiloé continentale

 

8h00

Nous levons l’ancre. Calme plat. Les forêts d’émeraudes se mirent dans l’eau de velours. Nous embouquons le canal Moraleda, nous croisons nos amis pêcheurs, ils attendent que leurs palangres qui dérivent par 300 mètres de profondeur frémissent sous quelques merluzas. 
 
 

La baleine bleue, le plus grand animal vivant sur terre, difficile à photographier !

 

 

Les pêcheries de saumons, une vraie industrie.

  
10h30
Nous pénétrons dans un goulet encerclé de monts escarpés, dont le plus haut le Melimoyu culmine à 2500 mètres. Il est recouvert d’une calotte glaciaire immaculée. Nous croisons de nombreux manchots de Magellan et jetons finalement l’ancre à Puerto Santo Domingo pour aller nous balader dans le rio Cumbre. Nous doublons une ferme d’élevage de saumons. L’eau est redescendue à 12°C. Loup regrette infiniment la douceur des sources thermales. Devant l’invasion des taons (grosses mouches rouges), de plus en plus nombreux depuis quelques jours, nous levons l’ancre après un rapide bain revigorant.
 
 

Un vol de puffin.

 

 

Les montagnes se découpent au lever du jour.

 
 
15h00
Nous sommes dans le Golf Corcovado et repérons le souffle d’une baleine bleue. Nous traquons les respirations de ce colosse des mers pendant près d’une heure. Cette baleine peut mesurer jusqu’à 30 mètres et peser 190 tonnes. La moyenne étant de 26 mètres pour 110 tonnes. Le rorqual bleu est le plus grand des animaux vivants du monde. Le plus long spécimen dûment mesuré est une femelle de 34 mètres capturée au large de l’Antarctique en 1921. A sa naissance, le baleineau mesure 7,50 mètres et pèse 7 tonnes. Sa coloration est d'un bleu gris foncé. Le bébé est nourrit jusqu’à 7 mois. Il a alors absorbé 190 tonnes du riche lait maternel. C’était la baleine la plus rentable à la pêche au niveau de la quantité d’huile fournie. Un rorqual bleu égalait deux rorquals communs. La population mondiale évolue entre 10 et 13000 individus. Son souffle est très bruyant, il peut atteindre une hauteur de 9 mètres. Il ne nous montre que son dos aujourd’hui. Il se déplace seul ou accompagné d’un autre individu. Cela reste l’espèce la plus difficile à observer en raison de sa faible population. La baleine bleue de l’hémisphère sud descend en Antarctique à l'automne, contrairement aux baleines à bosses qui vont en Antarctique pendant l’été.
 
 

Nous empruntons d'étroits chenaux.

 

 

Une colonie de lion de mer.

 
 
17h00
Nous slalomons entre les îlots pour relâcher finalement à Puerto Juan Yates. De nombreux hauts fonds non cartographiés rendent la navigation hasardeuse. Le mouillage est enchanteur. Les dauphins nous escortent. Nous talonnons. Ernesto guide Philou du nid de pie.  Au loin, les lions de mer mugissent. Cette petite baie est une réserve naturelle. On y trouve des manchots, des cormorans et fréquemment des dauphins.
 
 

Les glaciers sont encore présents et par ce beau temps, ils resplendissent.

 

 

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