Mardi 22 Janvier : Vers le nord

 

19h00
 

Nous relâchons à Estero Huidad, un bras de rivière dans lequel nous nous enfonçons jusqu’à buter sur la plage de sable noir. Le temps d’un bain de mer, quelques pêcheurs déposent leurs filets, nous naviguons vers le village. Des milliers de bouées en filière forment un labyrinthe sur l’eau à travers lequel nous nous faufilons pour tenter de rejoindre le « pueblo ». Elles doivent être destinées à l’élevage des moules. Nous en saurons plus tout à l’heure. Les cormorans se reposent sur les bouées. Ils sont en couple. C’est une vision bucolique que je m’empresse d’immortaliser à la caméra. 

 
 
 

Les cormorans se reposent en couple sur les bouées des filières de moules.

 

 

20h00

 

Nous débarquons dans le ravissant petit village vallonné. Le soleil s’éteint doucement. Quelques pêcheurs légèrement éméchés nous confirment qu’il s’agit bien d’un élevage de « churritos » (petite moule type bouchot) qui se cultivent toute l’année. Les enfants ont sorti leur vélo. Nous marchons jusqu’à l’église. L’ambiance est détendue. Les habitants se baladent tranquillement main dans la main comme les cormorans.

 

 

 

La Vierge Marie a trouvé une place sous l'arbre.

  
 
 
L’église est fermée, qu’à cela ne tienne, un habitant surprend ma déception et revient quelques instants après avec la clef. L’intérieur est particulièrement joli, la lumière orangée pénètre par la fenêtre et éclaire la Vierge Marie. Cette église en bois, a été construite il y a plus de 100 ans. Elle était plus grande mais la tour s’est effondrée. Nous regagnons le bord. Chaque image relève d’une infinie poésie. Autre temps, autre monde. L’air est aussi doux que l’atmosphère qui règne sur ces lieux enchantés.
 
 
 
 

Un bateau est venu finir sa vie au pied de l'église.

 
 
 
 

La belle église au coucher du soleil.

 

 

 

Un pêcheur ramène des sacs de goémon sur la jetée.

 

9h00 ce matin

 

Nous relâchons dans un estuaire à Estero Pailad. Philou et moi débarquons. Il y a là une ravissante petite ferme toute fleurie. On dirait la maison des sept nains, tout est minuscule et bas de plafond.

 

 

 

Avec Juan le pêcheur de moule, dans sa maison.

 

 

Juan y vit seul avec sa sœur. Il élève des moules et ramasse des palourdes à marée basse. Ils ont fait la fête hier avec quelques « caballeros » de passage et se lèvent à peine, encore embrumés par les vapeurs d’alcool de la veille.  Nous repartons avec un sac plein de « churritos » et de « pepinos » (concombre).

 

 

Mouillage tranquille et vent calme.

 

Nous appareillons et poursuivons notre remontée vers le nord et la capitale Castro.

  

 

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