Dimanche 27 Janvier : Retour vers Chiloé


Midi, nous prenons le ferry et décidons de faire un petit détour par la côte au vent pour aller admirer les vagues du Pacifique. Une bonne heure de piste pour atteindre Chepu. Le paysage est radicalement différent avec des vaches, des moutons, des ruches : « C’est le pays de Mireille l’abeille » s’écrit Marion. Chepu est resté un sanctuaire vierge à la beauté originelle. Il n’y a aucune infrastructure touristique.

 

 

 

 


La vallée engloutie.

  
 
  
La côte est superbe, il y a de nombreuses rivières et on peut y observer plus de cent espèces d’oiseaux. Nous longeons des forêts englouties, plus de 14000 hectares. Lors du tremblement de 1960, la terre s’est affaissée de 2 mètres et la mer a envahi la vallée et inondé le secteur. Ce paysage dévasté est assez irréel, il y a un côté fin du monde.  Nous dépassons quelques rares maisons avec des poêles qui fument avant de nous enfoncer finalement dans des forêts séculaires. Le temps passe soudainement au gris. Nous allons jusqu’au bout de la piste qui est de plus en plus impraticable. Nous n’atteindrons pas la plage, il y a les rivières, les dunes dorées qui ondulent gracieusement, mais il semble difficile d’aller plus loin et il nous faudrait des heures pour continuer à pied. Nous rebroussons chemin. La côte au vent ne semble définitivement intéresser personne. Trop exposée, on lui préfère la tranquillité de la mer intérieure entre Chiloé et le continent. C’est pour cela qu’elle est restée si sauvage, comme on aime, hors des sentiers battus.
 
 
 
 


Le port de Dalcahue et ses bateaux de pêche
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Il y a encore quelques années, les bateaux naviguaient à la voile. ici une statue d'un Dalca.

 
 
 
17h00
 
Encore une petite digression, nous ne pouvons manquer de nous arrêter à Dalcahué, joli petit village qui signifie en Huilliche « l’endroit des bateaux » car la ville doit son nom aux embarcations appelées « Dalcas », construites par les premiers habitants de Chiloé. C’est le port d’embarquement pour le port de Quinchao, 8000 personnes y vivent en toute quiétude et lorsqu’on se balade sur la place qui abrite le grand marché artisanal du dimanche, on sent d’emblée qu’il y fait bon vivre. Toutes les îles environnantes participent à ce superbe rendez-vous, on trouve de tout et surtout de la laine de mouton teinte ou vierge.
 
Il pleut, nous regagnons Castro.
 
 
 
 


L'église de Castro sous le feu des lumières.

 

 

 

 


Fleur Australe au clair de lune à Castro.

 

 

 

 

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