19 décembre : Les Vierges

 
Nous cabotons d’une île à l’autre dans l’archipel des Îles Vierges. Philou va faire les formalités au port de Virgin Gorda tandis que nous mouillons dans les superbes criques à l’eau turquoise et aux gros cailloux parfaitement polis ( the « Bath »). Laura s’amuse à leurs trouver des formes d’animaux, à bâbord la tortue, droit devant l’éléphant de mer, à tribord un phoque. Déformation Antarctique. C’est notre premier Noël sous les tropiques. Les 3 dernières années nous étions dans les glaces pour le réveillon.
 
 
 
Anegada, un île plate avec de très belles plages
 
 
J’explore les fonds sous marins. Les coraux sont superbes, particulièrement protégés dans ces îles paradisiaques.
 
Au petit matin nous faisons voile vers la belle Jost Van Dyke. Philou bricole une sonde IFREMER. Le capteur doit être modelé pour rentrer dans la sonde en acier. Dans l’après midi nous immergerons la caméra qui nous permet de recenser les zones de déchets flottants. 
 
 


Virgine Gorda, les fameux rochers des Baths et leurs petites plages
 
 
 
Derniers jours d’école pour les enfants. Marie tient sa classe de main de maître, pas un bruit pendant les 4 heures de cours du matin. C’est pourtant difficile de résister aux joies de la baignade sous ce soleil radieux. Je filme le quotidien de notre équipage et tache de ne rien rater de ce qui se passe à bord. Pas toujours facile d’être partout à la fois et de se faire discrète. 
 
 
 
Un petit ilot de sable dans les iles Vierges
 
 
Pour l’instant nous ne sommes pas embêtés par les moustiques, seules quelques mouches nous tiennent compagnie. Les espagnols ont eu tort de dédaigner ces îles pour filer vers l’Amérique du Sud à la conquête de l’or. C’est ainsi que ceux qui s’y étaient installés, les anglais, les Français, les Hollandais, ont pu les piller à leur retour. En effet les galions espagnols lourdement chargés des fruits de leurs mise à sac du nouveau monde, devaient pour rejoindre les vents portants de l’Espagne frôler l’archipel des îles Vierges. Par voie de conséquence celui ci devint un repaire de choix pour les flibustiers en majorité Anglais auxquels se mêlaient des Hollandais et des boucaniers Français. Tapis dans le dédale des îles, ils bondissaient sur les flottes espagnoles, alourdies d’or, puis leur coup fait, se dissimulaient à nouveau, en attendant la prochaine aubaine. 
 
 
 
L'île de Jose Van Dike, un vrai repaire de pirate
 
 
C’est ainsi que la piraterie est née dans les Caraïbes. John Hawkins et Francis Drake furent parmi les plus connus de ces flibustiers à remplir leur cale et leurs bourses. Il faut dire que ces îles vierges sont de parfaites petites cachettes, des successions de baies bien enclavées tels des petits trésors. Les espagnols auraient du se méfier. Ces îles valent tout l’or du monde !
 

 

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