26 Décembre : Mona Island (suite)


Nous allons à la rencontre des gardiens de cette réserve sur la très belle plage. Le sergent accepte de se plier au jeu de la caméra et répond à mes questions. Il vient sur l’île depuis 25 ans. Ils sont trois et la relève se fait tous les 8 jours. Ils arrivent en avion et se pose sur la petite piste en herbe conçue à cet effet et sont d’ailleurs les seuls habilités à atterrir sur l’île. 

 

 

Mona Island

 

 

Cette île est classée réserve nationale, des étudiants ainsi que des scientifiques viennent y étudier la faune et la flore. « C’est le plus beau laboratoire de biologie au monde » me lance le sergent fier de son île et de son pays. Il nous fait faire un petit tour avec son petit 4x4. Nous croisons de nombreux iguanes, «  ils sont endémiques à l’île et n’on rien à voir avec les iguanes de Cuba » m’assure t il. « C’est une espèce en voie de disparition » ajoute t il, difficile à croire vu le nombre impressionnant que nous croisons pendant la ballade. 
 
 
 
L'iguane de Mona
 
 
 
L'iguane de Mona

 
Il y’a également quelques espèces d’oiseaux endémiques et des tortues en grand nombre, «  les caraïbes » dont nous repérons les empreintes sur la plage mais que nous ne croiseront malheureusement pas. L’île me fait immédiatement penser à Makatéa, aux Tuamotu, même formation géologique avec ses falaises abruptes, ancien atoll remonté des profondeur suite aux mouvements des plaques, ici pourtant il ne s’agit pas d’un atoll. « Du temps des espagnols l’île était un minerai exploitée pour son  « Guano » m’explique encore notre guide (excréments d’oiseaux riche en phosphate). 
 
 
 
Fleur Australe mouille au pied des falaises
 
 
Il nous mène jusqu’aux grottes et nous fait faire le tour des plages, plus belles les unes que les autres. L’île est riche en légendes datant des corsaires et des pirates que notre hôte ne manque pas de nous faire partager : « La nuit tombée, on dit que l’on entend les femmes hurler car un pirate portugais en avait tué des centaines, sur la Playa de las Mujeres, on a fini par lui couper le tête, on raconte qu’il hante la grotte du portugais et que son fantôme, un corps sans tête erre encore sur l’île », certains gardiens l’auraient même vu. De quoi effrayer notre petite troupe, amateur de sensations fortes. 
 

 
Des plages désertes
 
 
 
Des plages désertes
 
 
Exploration des superbes fonds sous marins dans l’après midi après un succulent déjeuner de Noël. Les enfants s’amusent avec les jouets que leur a apportés le Père Noël, construction de playmobil, pate à modeler, jeux de société. En fin de journée, nous quittons cette île du bout du monde, aux dimensions parfaites, c’est un trésor de beauté ! Rare sont au monde les lieux ou l’on peut passer 48 heures sans croiser âme qui vive mise à part ces trois gardiens qui garde ce joyau avec tout le soin qu’il mérite. 
 
 
 
Marion s'endort avec ses poupées, cadeau du Père Noel
 
 
Nous appareillons donc la nuit tombée après un Trivial Pursuit acharné et faisons voile vers Santo Domingo.

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