27 décembre : La Romana

 

Nous relâchons devant l’île Saona à l’aube, à mesure que la journée avance, des bateaux à moteurs et autres catamarans traversent la baie pour déverser leurs flots de touristes sur la plage au vent de l’autre côté de l’île. 

 

 

Au mouillage à Saona

 

 

Nous improvisons un déjeuner de langoustes fraiches et de poissons, grâce à un pécheur rencontré sur la plage, qui elle reste calme, car l’eau y est moins transparente et les fonds moins abordables qu’ailleurs. 

 

 

 

Un habitant de Saona, pêcheur de langouste

 

 

En début d’après midi nous rejoignons la Marina de Casa de Campo, le spot pour milliardaire et célébrités, une ville dans la ville sans aucun intérêt. Nous ne sommes plus en République Dominicaine, on pourrait être partout, une enclave en dehors des lois qui régissent en général le commun des mortels, ce qui nous arrange bien car cela nous permet de faire les formalités relativement rapidement et comble du luxe, Béti, le chien, est accepté, moyennant quelques dollars, cela va de soi, ici tout se monnaie. 

 

 

 

Le village reconstitué de Campo

 

 

Elle est donc désormais autorisée à arpenter les rues Dominicaines, tant mieux ! Conçue par un consortium de Cubains de Miami, Casa de Campo est un rendez vous très prisé de la jet set, une sorte de mix entre Acapulco et Palm Beach. Parmi les plus assidus on y croise paraît il Beyonce, Bill Clinton ou Julio Iglesias ainsi que de nombreuses têtes couronnées. C’est un domaine de 7000 hectares avec un hôtel et 1500 résidences de luxe sous haute protection, donnant sur la mer Caraïbes, avec ses avenues, ses étangs, ses forêts, sa plage, sans compter ses magasins, restaurants, spas, golf, cinéma, tennis et piscine mais ça c’est presque banal ! Bref un Ghetto pour riches. 

 

 

 

L'amphithéatre


 

Le domaine possède sa propre police, sa caserne de pompiers, son aéroport. On s’y déplace en voiturette électrique, tout un monde, on se croirait un peu à Disneyland où chez les Bisounours peut-être ? Il y’a même un « faux vieux village », perché sur les hauteurs, qui domine le rio Chavon. Construit entre 1976 et 1982 par le scénographe Roberto Copa, la ville d’opérette possède un bel amphithéâtre dans lequel Sinatra fut le premier à se produire, suivirent de nombreuses vedettes dont Sting  plus récemment. Bref vous l’aurez compris, Casa de Campo, ce n’est pas tout à fait notre « truc ». 

 

 

 

Un pti lolo de bord de plage

 
 

On s’en échappe donc rapidement pour aller visiter la Romana, qui n’a pas non plus grand intérêt, à part celui d’être vraie, et totalement à l’opposé de la précédente. Les restaurants sont protégés par des grilles comme les quelques petites « tiendas » (bars ou stands à bonbons) qui bordent la route. On y sent la pauvreté et certainement une certaine violence. 

 

 

 

Village de pêcheur


 

C’est la ville la  plus jeune de République dominicaine. L’économie de la région dépend de la sucrière Central Romana, qui emploie 25000 personnes, et possède 81000 hectares ce qui en fait le plus grand employeur et le premier propriétaire du pays. 

 

 

 

Une halte pour boire un rafraichissement

 
 

Nous déjeunons de riz et haricots rouges, sur la plage de Caléta, la musique bat son plein et les enfants d’ici se baignent, près des poubelles tandis que d’autres jouent avec des cerfs volants confectionnés avec des sacs poubelles. Ils n’ont pas l’air moins heureux pour autant. Il faut de tout pour faire un monde !

 

Les 100 derniers billets du Carnet de bord