29 Décembre

 

La République Dominicaine

 

Habité par les tainos depuis le VIIème, le territoire de la République Dominicaine a été atteint par Christophe Colomb en 1492 et devint le site des premières colonies européennes, Amérique, Saint-Domingue, devenant la première capitale espagnole au Nouveau Monde. Après trois siècles de règne espagnol, avec un interlude français et haïtien, le pays devint indépendant en 1821 mais fut rapidement repris par Haïti. Victorieux lors de la guerre d'indépendance de la République Dominicaine en 1844, les Dominicains eurent pourtant de nombreuses difficultés à parvenir à une stabilité politique durant les 72 années suivantes. 

 

 

 

Marion dans les rues de Santo Domingo à la recherche des danseurs de break dance

 

 

Les États-Unis occupèrent le pays de 1916 à 1924, puis, après une période de six ans de calme et de prospérité sous Horacio Vásquez Lajara, s'en est suivie la dictature de Rafael Trujillo jusqu'en 1961. Les Haïtiens constituent le groupe d'étrangers le plus important. Le catholicisme est la religion de 95 % de la population. De nombreux Dominicains sont descendants d'esclaves africains. 

 

 

 

Les fruits, richesse de l'île et source de vitamines pour tout le monde


 

Les disparités de richesse sont très fortes et les blancs descendants d'Espagnols sont de loin les plus riches tandis que les Noirs et les Métis, mélange d'Indiens tainos, Africains et Espagnols, occupent généralement le bas de l'échelle sociale. Néanmoins, le métissage a été très important.

 

Saint-Domingue

 

Premier établissement permanent du “Nouveau Monde” et capitale des Indes Occidentales, la Ville Coloniale de Saint-Domingue – la seule du XVème siècle dans les Amériques – a été le point de départ du rayonnement culturel européen et de la conquête du continent. De son port sont partis les conquérants Ponce de León, Juan de Esquivel, Hernán Cortés, Vasco Núñez de Balboa, Alonso de Ojeda et tant d’autres. 

 

 

 

Avec notre danseur de break dance, Johnny, le chef du groupe

 

 

Située à l’embouchure de l’Ozama, sur la côte sud de l’île d’Hispaniola, la Ville Coloniale de Saint-Domingue est le noyau à partir duquel a été fondé Santo Domingo de Guzmán, la capitale de la République Dominicaine. Son établissement a débuté sur la rive orientale de l’Ozama en 1496 et elle a été fondée par Bartolomé Colón en 1498, par disposition des rois catholiques. En 1502, le  gouverneur Nicolas de Ovando transfère ses institutions sur la rive occidentale et décide de donner à la ville un plan quadrillé à partir de la Grand-Place (Plaza Mayor). Ce tracé en damier est devenu par la suite une référence pour presque tous les planificateurs urbains du Nouveau Monde. 

 

 

 

Rencontre avec l'équipe de danseurs


 

Ville des premières fois, Saint-Domingue a été le siège des premières institutions dans les Amériques : la cathédrale Sainte-Marie de l’Incarnation, le monastère Saint-François, l’université Saint-Thomas d’Aquin, l’hôpital Nicholas de Bari, la Casa de Contratación. Elle est aussi la première ville fortifiée (forteresse de Saint-Domingue et sa Torre del Homenaje) et le premier siège du pouvoir espagnol dans le Nouveau Monde. 

 

Les BBoys, stars locales

 

Nous arpentons la ville dans tous les sens, passons de la cité coloniale à la ville moderne. Saint Domingue a plus d’un visage, c’est une ville éclectique et électrique. Vers midi nous avons rendez vous dans la banlieue, avec un groupe de break dance, très connu ici, les BBoy Pirilium. Il y a énormément d’embouteillages. Nous les retrouvons dans un quartier particulièrement animé, vendeurs ambulants, parties de dominos acharnées sur le trottoir, l’ambiance bat son plein.

 

 

 

Des artistes en vogue dans le pays

 

 

Ils sont treize danseurs, c’est Johnny qui nous accueille. Nous passons l’après-midi avec eux pour notre plus grand plaisir. Les enfants s’improvisent au break dance, Marion s’avère particulièrement douée.

 

En fin de journée nous regagnons le bateau, le soleil décline sur le Malécon, c’est très beau.

 

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