31 décembre : Constanza

 

Nous quittons Santo Domingo au petit matin. Le jour se lève sur la capitale de l’île. Un flot important de voiture se bouscule déjà à l’entrée de la ville. Les ponts qui enjambent le rio Ozama ne suffisent pas à laisser s’écouler la circulation. Santo Domingo est une grande capitale avec ses 3 millions d’habitants. 

 

 

 

 

L’équipage de Fleur Australe s’échappe, loin de la fièvre de la ville et nous mettons le cap sur les montagnes pour découvrir le cœur de l’île. On croise de nombreux camions chargés de fruits et de légumes provenant de ces grandes vallées luxuriantes à l’intérieur des terres. Cap au nord vers Constanza. 

 

 

 

 

De grands champs d’orangers bordent la route. Des rizières aux champs bien alignés se succèdent. C’est un décor surprenant qui nous transporte en quelques dizaines de kilomètres seulement, bien loin des plages du bord de mer et des cocotiers. Nous quittons la vallée et empruntons une route en lacets qui grimpe à flan de montagne.

 

 

 

 

Nous prenons de l’altitude, la fraîcheur se fait ressentir et devient agréable. Nous rentrons dans le potager de Saint Domingue, une ville à plus de 1000 mètres d’altitude étalée dans une vaste vallée verdoyante et fertile, entourée de montagnes. Près de 90% de la production maraichère nationale est cultivée dans la région. On y cultive toute sorte de légumes, choux, brocolis, oignons, ail, salades, carottes… La production fruitière bénéficie aussi de la qualité de la terre et de l’air, fraises, pommes, poires, abricots, kiwis, pêches. 

 

 

 

 

 

 

Devant nous le Pico Duarte culmine à 3098 mètres et en fait le plus haut sommet des Antilles. Nous empruntons la piste remplie d’ornières qui s’enfonce dans la vallée. Sur le bord de la route, nous trouvons des petites maisons de bois où vivent les ouvriers agricoles, pour certains il s’agit d’immigrés haïtiens. 

 

 

 

 

 

 

Dans cette vallée très encaissée, l’homme a façonné des parcelles, dessinant de multiples losanges aux couleurs allant du brun, au roux, en passant par le vert. Un paysan emmitouflé dans sa parka guide un bœuf qui tracte une charrue et grimpe la pente. Quelques enfants s’amusent sur le bord de la route. Malgré la pauvreté, les gens sont souriants et accueillants. Au terme de notre longue ascension nous atteignons une cascade, Aguas Blancas. L’eau y est particulièrement glacée mais en vaillants explorateurs des pôles… nous y plongeons. Nous regagnons la plaine en fin de journée, des images plein les yeux. Demain nous irons découvrir Jarabacoa, « le lieu où l’eau afflue ». 

 

 

 

 

 

 

L’équipage de Fleur Australe se joint à moi pour vous souhaiter une merveilleuse année 2015, qu’elle soit passionnée et passionnante. Que la joie, la force et la confiance vous accompagnent au fil des jours. 

 

 

 

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