4 Janvier : Retour à bord

 

Dernière journée à Jarabacoa. Cette fois-ci, c’est en canyoning que nous descendons la rivière avec ses toboggans naturels et pour finir : une cascade de 37 mètres en rappel. Loup est heureux. 

 

 

 

Canyoning à Jarabacoa, sublime lumière

 

 

En fin de journée nous retrouvons Fleur Australe. Trois heures de route, nous traversons de charmants villages colorés, de grandes vallées cultivées avec des rizières à n’en plus finir. L’intérieur du pays est superbe mais les problèmes environnementaux sont indéniables : la forêt dominicaine ne représente que 10% de la surface totale du pays contre 85% en 1909. La déforestation est le fléau numéro un même si, pour ne pas répéter l’histoire malheureuse de son voisin, Haïti, les dominicains ont pris des mesures afin de préserver leur patrimoine naturel en y maintenant sa faune et sa flore : 28% du pays est protégé par des parcs nationaux ou des réserves scientifiques. 

 

 

 

Canyoning à Jarabacoa, sublime lumière


 

Les dominicains apprennent peu à peu  les règles de base de l’environnement mais malgré cette évolution des consciences, le pays accuse encore de nombreux retards. Les mauvaises habitudes perdurent. Dans les villes et les campagnes, le ramassage des poubelles est déficient. On voit le long de la route de nombreux dépôts sauvages d’ordures qui défigurent le paysage. Le lancer de détritus dans la rue, en voiture, ou par la fenêtre est encore bien ancré dans les pratiques. 


 

 

Canyoning à Jarabacoa, sublime lumière


Par ailleurs la pollution due, notamment aux gaz d’échappement des camions, est très importante. Après la déforestation, les principaux problèmes environnementaux sont la réduction de la biodiversité, la contamination des rivières (comme nous l’avons constaté partout) et le problème des eaux usées. 


 

 

Loup escalade les torrents


 

Ce qui est dommage c’est que les lois très strictes sur la coupe des arbres ont entrainé un effet secondaire : les habitants utilisent du ciment et du béton dans la construction de leurs maisons et non plus du bois comme le voulait la tradition rurale.

 

Voilà pour ce qui est de notre constat sur la question environnementale.

 


 

Arc en ciel sur la rivière Jimenoa


De retour à bord après ces quelques jours de fraîcheur, la température, en particulier dans le bateau (environ 40°) et dans la marina nous paraît insoutenable. La rivière et la saleté du port engendrent des hordes de moustiques, nous nous barricadons derrière les moustiquaires. 

 

 

 

Au pied de la cascade de 37 mètres que nous venons de descendre en rappel 


 

Demain nous filerons vers le nord de l’île. Des images plein les yeux grâce à cette belle escapade dans les terres.

 

 

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