7 Janvier : En mer

 
Nous prenons la mer vers 20h00, le capitaine a passé son après-midi dans la soute moteur à écoper et à réparer une fuite après avoir localisé le problème (un serflex cassé).
 
 
 
Le capitaine prend un ris dans la grand voile
 
 
Navigation au près, mer forte. Nous tirons des bords puis virons pour longer la côte jusqu’à Punta Cana. Vers 13h00, après avoir passé la pointe de Aguilas (Cabo Engao), nous abattons, passons grand largue. Philou lâche un ris à la grand voile et s’apprête à tangonner le génois mais un mauvais réglage du hale bas et de la balancine casse le premier tangon qui se brise sur le bas hauban et vient écraser l’autre tangon situé sur le mat. 
 
 
 
Contrôle mouvementé sur la plage avant

 
Faute d’inattention du capitaine fatigué par ses nuits au près et énervé par les enfants qui lui demandent la recette du gâteau au chocolat en pleine manœuvre. Fâché le capitaine !
 
 
 
Tangon cassé ce matin : Philou entame la réparation

 
Cela fait 3 jours que rien ne va comme il le souhaite et qu’il passe ses journées à bricoler. Cela a commencé avant hier par le dinghy qui s’est décollé sous la chaleur, et a rendu l’âme après cinq années de rude vie dans les mers hostiles. Il a fallu gonfler l’annexe de secours (la même et la monter). Le lendemain, la fuite l’a occupé une bonne partie de la journée et aujourd’hui ce sont les tangons, de quoi fatiguer son homme.
 
 
 
Géraldine au winch
 
 
Pour couronner le tout un beau wahoo, nous échappe, au moment même d’arriver à bord, j’en salivais… Bref, rien ne va plus, sous le soleil radieux ! En guise de galette des rois, j’ai confectionné ce matin un gâteau au chocolat avec un noyau de pruneau pour fève, il a vite fait de rendre le sourire à l’équipage. 
 

 
 
Nous passons au portant en milieu de journée, les enfants peuvent faire l’école, c’est à se demander s’il ne finissent pas par regretter le vent à contre. Philou se lance dans la réparation des tangons, il va raccourcir l’un et stratifier l’autre. Ainsi va la vie sur Fleur Australe…
 
Tout cela est bien peu de choses quand me parviennent par mail quelques nouvelles du front qui me laisse effondrée devant tant de barbarie. Nous filons vers l’horizon toutes voiles dehors, coupés du monde et pourtant totalement à l’unisson, unis vers l’univers.  
 
 

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