9 janvier : Las Galleras

 

Nous arrivons sur la Péninsule de la Samana, longue d’une soixantaine de kilomètres et large de vingt. Elle concentre toutes les beautés de l’île. Montagnes, forêt tropicale exubérante, plages superbes nichées au fond de belles baies et villages de pêcheurs encore intactes. Le tout est séparé au milieu par une cordillère de 400 mètres d’altitude (le plus haut point culmine à 605 mètres, le mont Meseta). 


 

 

Arc en ciel en pleine mer

 

Nous sommes portés par les alizés, après 24 heures de près. Nous guettons les baleines qui arrivent vers le 15 janvier en grand nombre. C’est encore Colomb qui découvrit la baie de la Samana. Dans son journal de bord il est écrit : « Parvenu à la hauteur du cap de l’Amoureux, je vis que s’ouvrait entre les deux promontoires, une immense baie de trois mille de large, au milieu de laquelle était un îlot minuscule ».


 

 

Le soleil se couche sur las Terrenas

 

 

L’accueil des indiens Ciguayos fut nettement moins chaleureux que celui des Tainos. Ce fut la première bataille du nouveau monde : 7 espagnols contre une bande d’indiens. Ils furent reçus par une nuée de flèches et le nom du golfe de la Samana fut changé en Golfe des flèches. 


La presqu’île longtemps isolée pas l’absence d’infrastructures routières est restée à l’abri de la modernité et du tourisme maintenant l’autoroute mène jusqu’à las Terrenas mais les villages ont su préserver une certaine authenticité.

 

 

 

Le soleil se couche sur las Terrenas en légende

 

 

Nous relâchons en fin de journée à Santa Barbara de la Samana, pour nous en échapper au petit matin afin de filer vers las Galleras, le bout du bout de la péninsule. Le petit village de pêcheurs est bien joli, orné de très belles plages. 


 

 

Arrivée sur la Terrenas, nous avons trouvé la passe pour pénétrer dans le lagon.
Enfin un bon mouillage.La nuit sera douce.

 

 

Le mouillage est particulièrement rouleur. Le capitaine se voit contraint d’embosser (ancre à l’arrière pour stabiliser le bateau). Malgré cela nous avons bien du mal à trouver le sommeil tant le bateau tangue et appareillons pour las Terrenas à l’aube en espérant trouver une baie plus paisible. Ce matin c’est la pompe à eau qui ne veut pas s’amorcer et nous prive d’eau. Bricolage dans la cale avec groupe à fond pendant plus de 3 heures, en vain pour l’instant. Nous n’arrivons pas à réparer. 


 

 

Matinée dans la cale moteur, la pompe à eau a lachée

 

 

Nous sommes en approche de las Terrenas où nous espérons vraiment trouver un abri serein pour prendre quelques heures de repos bien mérité. Le relief sous marin est accidenté, il passe de 10 à 3 mètres, il faut éviter les reliefs à fleur d’eau et trouver un semblant de passe pour tenter de pénétrer dans la baie. Nous cherchons un bateau de pêcheur pour nous guider, en vain. Je grimpe au nid de pie pour tenter de détecter les patates. Non loin d’ici, plus au Nord, Christophe Colomb perdit la Santa Maria, il s’agit donc de rester prudent. Finalement nous réussissons à pénétrer dans le lagon. Nous débarquons pour découvrir le village.

 

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