21 Avril : Saco do Ceu

 

Nous quittons le yacht club d'Angra do Reis en remerciant pour le chaleureux accueil. Les enfants se sont régalés avec un vrai petit déjeuner avec jus, fruits et tutti quanti.

 

 

 

Laura et Marion

 

 

La navigation jusqu’à Saco do Céu est de toute beauté, la mer est parsemée d’îles plus belles les unes que les autres, certaines abritent de somptueuses propriétés. Saco de Céu est une enclave bien abritée, un petit refuge enfoui dans une nature époustouflante, entourée de superbes plages qui ont toutes un charme différent. C’est un lieu vraiment propice à la navigation et en ce weekend-end Pascal on croise évidemment beaucoup de bateaux, peu de voiliers en revanche. Mais il n’est pas difficile, vu le nombre de mouillages enchanteurs, de trouver son havre de paix.

 

 

 

A Angra do Reis

 

Nous constatons depuis notre départ d’Ihla Bella que certaines plages, notamment sur la côte au vent, en raison du courant, sont envahies de déchets en tous genre (bouts de bois, plastiques, bouteilles). On nous a souvent questionnés sur la pollution en mer durant ces cinq années à sillonner les océans. Mis à part le tourbillon de déchets flottants dans le Pacifique Sud dont l’importance n’est plus à conter et certaines plages au vent des îles du cap vert, je pense en particulier à Sainte Lucie, nous n’avions pas noté une grande pollution marine, en tout cas visible à l’œil nu. Il s’agit souvent de micros déchets difficilement repérables. C’est pourquoi l’Ifremer nous a équipé d’une caméra sous marine que nous immergeons à 30 cm de profondeur et qui nous permet de recenser les zones de déchets. Mais depuis quelques jours nous n’avons pas besoin de caméra pour constater l’étendu des dégâts même si la tempête de la semaine dernière a favorisé le processus.

 

 

 

Ilha Grande

 

Sur la praya de Lopes Mendes nous faisons la connaissance de Gigi, une jeune et belle argentine qui fait partie d’une organisation de bénévoles qui se mobilisent pour nettoyer quotidiennement les plages. Je l’interviewe pour le film. Elle m’explique que le gouvernement est peu impliqué et s’étonne de voir que sur l’un des sites les plus prisés des Brésiliens rien n’ait été mis en place pour nettoyer les plages durant le weekend de Pâques. Si le gouvernement doit certainement améliorer son action, (il semble que le Brésil soit en pleine prise de conscience et agisse en conséquence) ici comme en Polynésie nous remarquons qu’il y a des volontés individuelles et des associations qui se battent pour la protection des océans et des forêts. C’est vers eux que nous tenterons d’aller durant cette expédition au Brésil.

 

 

 

 

La polution est présente sur les plages d' Ilha Grande



Dans la soirée nous appareillons en direction de Rio. Nous sommes tous excités par la perspective d’arriver en bateau et de voir le « Cristo Redentor » embrasser la ville au petit matin. Nous naviguerons toute la nuit pour être prêts à entrer dans la ville à l’aube. J’ai hâte !

 

 

 

Simona bénévole dans une association de protection de la nature à Ilha Grande

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