25 avril : Santa Teresa

 
Après avoir profité des joies de la plage et découvert les favélas de Rio, nous grimpons vers Santa Teresa. C’est bien là que j’ai la sensation de ressentir l’âme de Rio, son pouls qui bat au rythme de la Bossa Nova, son charme nonchalant et son accent chantant.

 

 

 

Visite du Maracania, le temple du Foot au Brésil !
 

 

De là haut la vue sur la ville est imprenable. Et toujours ce Cristo Rédentor, omniprésent, illuminé de jour comme de nuit, son rayonnement est quasi mystique, il embrasse réellement la ville, l’enlace de ces bras protecteurs. On le voit de partout, on sent son aura bienveillante. C’est au sculpteur Français Paul Landowsky que fut confié sa réalisation en 1923. La statue du christ les bras en croix pèse 1145 tonnes et mesure 33 mètres de haut.

 

 

 

Le célèbre Pain de Sucre

 

 

L’ambiance au Brésil est une sorte de subtile osmose entre électricité et calme. On sent que le danger n’est jamais bien loin derrière l’apparente douceur. Santa Teresa en est un condensé parfait, il est d’ailleurs peu probable que le quartier perde son authenticité et son charme suranné en raison de la proximité des favélas accrochées au flan de la colline, elles en font un secteur tendu. Ce n’est pas pour me déplaire, encore une fois cela contraste avec la douceur des lieux.

  

 

 

Le  Christo Redentor en haut du Cordcovado

 

 

 

La nuit Rio se réveille, on entend l’écho de lointains feux d’artifice, quelques accords de Bossa Nova, la ville danse et s’illumine. Santa Teresa domine la baie avec ses rues pavées, ses sublimes villas vieillissantes, ses peintures sur murs. Baptisée d’après le couvent carmélite fondé en 1750 c’est le quartier bohème par excellence, une sorte de Montmartre où les artistes aiment se perdre.

 

 

 

 

Si tu vas à Rio, n'oublie pas de monter la haut !

 

 

 

Fleur Australe accueillie au Yacht Club de Rio de Janeiro

 

 

Le lendemain nous prenons le train rouge qui nous mène jusqu’au Corcovado, le dos du Christ est superbe, encore plus beau que sa face, des épaules solides à l’inclinaison parfaite. Dans le train, un petit orchestre improvise une Samba et tout le monde se met à danser. En fin d’après midi nous allons au Maracania, le célèbre stade de foot. Loup est heureux, il visite le vestiaire de ses joueurs préférés et foule la pelouse du « plus beau stade du monde ». Philippe se souvient, il y avait perdu sa Tongue lorsqu’il était venu avec Pen Duick.

 

 

 

Santa Theresa, le Montmatre de Rio

 

 

 

Nous retrouvons Fleur Australe à la tombée du jour, le soleil se couche sur le Pain de Sucre et habille la mer de son manteau d’argent. Le moment est venu de larguer les amarres. Nous hissons les voiles. Un croissant de lune et une voie lactée sans l’ombre d’un nuage font scintiller le ciel de RIO.
 

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